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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 18:58

Une société chinoise a dévoilé jeudi un bus électrique dont le chargement complet de la batterie ne nécessite que 10 secondes. Il s'agit du chargement le plus rapide du monde.

Le bus peut se recharger lorsqu'il est en stationnement et que des passagers descendent ou montent dans le bus, a précisé Zhou Qinghe, président de Zhuzhou Electric Locomotive, une filiale du constructeur chinois de trains à grande vitesse CSR.

Par ailleurs, le bus consomme 30% à 50% d'énergie en moins que les autres véhicules électriques.

Le condensateur peut fonctionner en toute sécurité pendant 12 ans, même avec des températures extrêmes, selon la société.

CSR espère que son bus électrique pourra attirer des acheteurs étrangers, notamment ceux venant du centre et de l'est de l'Europe et qui remplacent actuellement leurs anciens bus.

Jeudi, l'entreprise avait déjà reçu des commandes pour 1.200 bus.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Dai Ying, le 16/04/2015

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 18:27

Le ministre du Commerce, Amara Benyounes, et son homologue chinois, Gao Hucheng, ont plaidé, vendredi à Alger, pour un partenariat économique"stratégique" entre l'Algérie et la Chine, basé sur une politique d'investissement avantageuse pour les deux parties.

"Nous sommes en parfaite entente dans l'idée d'aller vers un partenariat stratégique entre nos deux pays", a déclaré M. Benyounes lors des travaux de la 7e session de la commission mixte économique algéro-chinoise coprésidée avec M. Hucheng.

Dans ce sens, M. Benyounes a estimé que plusieurs opportunités s'offrent aux deux pays pour développer encore plus leurs échanges économiques afin de les hisser aux niveaux des relations politiques qui se caractérisent par leurs "excellences".

Pour ce qui des relations commerciales algéro-chinoises, a rappelé le ministre, la Chine était le premier fournisseur de l'Algérie en 2014 (8,2 milliards de dollars) et son 10e client (1,8 milliards de dollars) avec un volume globale des échanges en évolution constante.

En effet, les échanges commerciaux sont passés de 200 millions de dollars en 2000 à 10 milliards de dollars en 2014 faisant ressortir un avantage substantiel au profit de la partie chinoise.

Environ 790 entreprises chinoises sont présentes en Algérie activant notamment dans le bâtiment et travaux publics ainsi que l'import-export. Différents projets, notamment dans le bâtiment, sont confiés à des entreprises chinoises dont la Grande mosquée d'Alger, l'Opéra d'Alger et des projets de logement.

Malgré ce constat "positif", M. Benyounes considère que le niveau actuel des relations économiques entre l'Algérie et la Chine ne correspond pas réellement aux attentes et aux opportunités offertes dans les deux pays.

Ainsi le ministre a estimé que cette session devra consacrer une étape plus importante dans les relations économiques pour propulser les échanges économiques et commerciaux à un niveau supérieur reflétant le partenariat stratégique conclu entre les deux Etats.

Il a rappelé dans ce sens que ce partenariat, le premier du genre que la Chine a établi avec un pays arabe, est encadré par la déclaration politique signée le 25 mai 2014 par les deux Présidents et mise en œuvre à travers le plan quinquennal de coopération stratégique global 2014-2018, signé en juin 2014 à Pékin.

Le ministre a évoqué à cette occasion les efforts consentis par l'Algérie pour la mise en place d'une politique de développement économique durable, citant notamment la mise à jour des textes législatifs et réglementaires, chose qui a permis de réorganiser et d'harmoniser l'ensemble de la législation algérienne avec les normes internationales.

De son côté, le ministre chinois du Commerce a souligné que cette rencontre constituait une "nouvelle ère" de coopération économique entre la Chine et l'Algérie.

"Nous nous sommes entendus pour élargir notre coopération dans l'investissement, l'industrie, le bâtiment, les infrastructures, les finances, l'agriculture et dans les nouvelles technologies", a-t-il déclaré à la presse.

Les questions traitées à l'occasion de la tenue de cette session ont été sanctionnées par la signature d'un procès-verbal et verront le début de leur concrétisation lors d'une prochaine visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Pékin fin avril.


APS samedi 11 avril 2015

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 09:29

Une fleur de lotus sortant de l’eau pure, / Naturelle, dépourvue de toute décoration, telle devrait être la poésie selon Li Bai. Il vécut au VIIIe siècle et demeure la figure la plus marquante de l’époque Tang, considérée comme l’âge d’or de la poésie chinoise. Mais il y a trois mille ans que les Chinois sont poètes et que leur poésie est en quête d’harmonie. Qu’elle dit le monde tel qu’il est : Affaires humaines, changeants nuages, / Pourquoi ? (Gao Qi, XIVe s.). Rêve à ce qu’il pourrait être : Les fleurs de pêcher sur l’eau s’éloignent ; / Il est un autre monde, pas celui des humains (Li Bai). Aspire à l’union avec la nature : Je crains de vieillir plus vite si les fleurs sont fanées (Du Fu, VIIIe s.). Dénonce ce qui détruit les êtres de l’intérieur : Pleurs jamais taris, / Souillures jamais lavées, / Ardeur jamais consumée, / Honte jamais épurée, / Cette vie incertaine, évanescente, / Où trouvera-telle enfin son havre de paix ?(Guo Moruo, 1892-1978.) Se laisse hanter par l’Histoire : Les lianes sauvages, mues par on ne sait quel amour, étreignent les os blanchis par la guerre (Yuan Haowen, XIIIe s.). Fixe pour l’éternité les moments fugitifs des amours heureuses : Défense au soleil de relever les stores de tes yeux, / Défense à la brise de brosser tes sourcils, / Personne ne doit te réveiller, / Ouvrons l’ombre d’un pin pour couvrir ton sommeil (Wen Yiduo, 1899-1946). Et rivalise avec les autres arts, peinture ou calligraphie : Le vent remue l’écume : mille pétales de fleurs ; / Les oies touchent le ciel : une rangée de caractères (Bai Juyi, VIII-IXe s).

Reproduire trois mille ans de poésie en deux fois moins de pages, il ne faut pas y songer. Mais le choix des plus beaux textes, jades entre les cailloux, est en Chine une pratique aussi ancienne que la poésie même ; la première anthologie, le Shijing, aurait été compilée par Confucius au Ve siècle avant notre ère. Dans un temps où la Chine se fait moins remarquer par l’éclat de sa littérature que par ses exploits économiques, la Pléiade propose, en quelque 1850 poèmes dus à plus de 400 auteurs, une traversée de l’océan poétique qu’elle a produit.

Il fallait faire des choix représentatifs : on s’y est efforcé, sans suivre aveuglément les anthologies chinoises. Car il convenait aussi de choisir des textes qui soient parlants pour (et puissent être dits par) le lecteur francophone. La musique des mots, les rythmes, les couleurs, les images doivent résonner dans notre langue pour que quelque chose de l’imaginaire de l’auteur nous soit transmis. Les traducteurs qui ont tenté l’aventure l’ont fait avec leurs goûts, leur talent, leur amour des textes, et l’idée que se fait chacun d’eux de la Chine et de sa littérature. Dans le paysage qu’à eux tous ils ont redessiné, chacun tracera sa propre route.

Anthologie de la poésie chinoise, Bibliothèque de la Pléiade – Gallimard, 2015

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 09:45

Dans la grande bataille pour la domination de l'économie mondiale au XXIe siècle, la Chine vient de marquer des points contre les Etats-Unis. Ce n'est pas, ou pas seulement, une affaire de produit intérieur brut. C'est plus important. Il s'agit de savoir qui édictera les normes, les standards, les pratiques économiques du monde entier dans les années à venir. " A la loyale ", une fois n'est pas coutume, Pékin empoche cette semaine un beau succès. Contre la volonté de Washington, la Chine a créé et vient d'imposer une nouvelle institution multilatérale, sa Banque asiatique d'investissements en infrastructures (BAII). Elle avait fixé au 31 mars l'échéance finale pour participer au capital de la BAII en tant que membre fondateur. A cette date, près d'une quarantaine de pays – du Brésil à la Russie, en passant par l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark – ont répondu " présent ". Destinée à financer des grands projets d'infrastructures en Asie, l'institution manifeste le poids croissant de la région Asie-Pacifique dans l'économie mondiale. Elle témoigne de la nouvelle répartition de la richesse sur la planète : la croissance, aujourd'hui comme jamais, vient d'abord d'Asie. La BAII entre en concurrence directe avec la Banque mondiale, sise à Washington, l'un des piliers de l'ordre ancien, celui fixé par les Etats-Unis lors des accords dits de Bretton Woods, en 1944. Conclus dans cette petite ville du New Hampshire, au lendemain de la seconde guerre mondiale, ces accords reflétaient l'influence alors prépondérante de l'Amérique (et, un peu, des Européens). Voilà pourquoi cette date du 31 mars est l'une de celles qui marquent l'entrée dans une nouvelle ère. A tort ou à raison, les Chinois estiment qu'il y a un vide à combler : les structures de Bretton Woods – la Banque et le Fonds monétaire international (FMI) – ne tiendraient pas assez compte du poids de l'Asie dans l'économie mondiale. Mais la BAII est aussi l'incarnation de la volonté de la Chine de s'imposer aux dépens des Etats-Unis comme le vrai patron de la zone Asie-Pacifique. " Sa " banque vient sur le terrain d'une autre banque régionale, la Banque asiatique de développement (BAD), dominée par le Japon, l'allié privilégié de l'Amérique dans cette partie du monde. Seuls trois sièges sur vingt sont réservés aux pays non asiatiques au conseil d'administration de la BAII. Pour autant, les Européens ont bien raison d'y participer : c'est dans ces nouveaux lieux de pouvoir que l'on va définir une partie des normes de l'économie du siècle. On ne s'étonnera pas que la Grande-Bretagne ait été, derrière le Luxembourg, parmi les premiers pays européens à l'avoir compris, quitte à fâcher le parrain américain. On ne s'étonnera pas non plus, hélas, que la zone euro n'ait pas réagi en tant que telle, ni saisi l'occasion d'afficher sa singularité. Les Etats-Unis sont mauvais joueurs. Ils ne peuvent à la fois réclamer une implication plus avancée de la Chine dans la " gouvernance " mondiale et refuser, comme le fait le Congrès à Washington, d'aménager l'ordre de Bretton Woods pour tenir compte de la puissance de l'Asie. Quel que soit le sujet du jour, on n'a pas fini de mesurer l'impact régressif de cette nouvelle majorité républicaine – du Proche-Orient à l'Asie. Les " camarades " chinois, eux, n'attendent pas : ils façonnent le nouveau monde, à leur rythme et à leur manière.

Le Monde du 31 mars 2015

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 09:36

La Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII), une institution financière proposée par la Chine, est une initiative ouverte et tous les pays souhaitant la rejoindre sont les bienvenus, a déclaré mardi le président chinois Xi Jinping.

"Nous (...) feront avancer le développement complémentaire et coordonné entre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures et les institutions financières multilatérales telles que la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale", a annoncé M. Xi, lors de la conférence du Forum de Bo'ao pour l'Asie (FBA), un événement qui se tient annuellement à Bo'ao, dans la province chinoise du Hainan.

Beijing s'engage à promouvoir vigoureusement la coopération financière régionale et à envisager une plate-forme destinée aux échanges et à la coopération entre les institutions financières asiatiques, a-t-il affirmé.

"'La Ceinture et la Route' et la BAII sont toutes des initiatives ouvertes. Nous accueillons tous les pays en Asie et ceux se trouvant sur les itinéraires de ces initiatives, ainsi que nos amis et partenaires à travers le monde, qui souhaitent jouer un rôle actif à cet égard", a-t-il indiqué en faisant référence aux initiatives de la Ceinture économique de la Route de la soie et de la Route maritime de la soie du XXIe siècle.

La BAII est une institution financière internationale initiée par la Chine, qui vise à soutenir les projets d'infrastructures en Asie. Elle sera officiellement mise en place à la fin de cette année.

Vingt-et-un pays, dont la Chine, l'Inde et Singapour, avaient signé en octobre 2014 un protocole d'accord à Beijing sur la création de la BAII. Six autres pays, dont l'Indonésie et l'Arabie saoudite, ont rejoint l'institution le 9 février 2015. Comme convenu, Beijing abritera le siège de la BAII.

Les capitaux autorisés de la BAII s'élèveront à 100 milliards de dollars et le montant des capitaux souscrits devra atteindre près de 50 milliards de dollars. Le taux de souscription sera de 20%. Les membres fondateurs ont convenu de fixer le PIB comme un paramètre essentiel de détermination dans la répartition des quotas entre les pays membres.

En mars, neuf autres pays, à savoir la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Luxembourg, la Suisse, la Turquie, l'Autriche et la Corée du Sud, ont déposé leur demande de rejoindre la BAII en tant que membres fondateurs. La date butoir du dépôt de la demande sera le 31 mars.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Liang Nin, le 28/03/2015

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 09:37

C'est un revers diplomatique pour les États-Unis. La France, l'Allemagne et l'Italie vont emboîter le pas de la Grande-Bretagne et rejoindre la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB). Cette institution a été créée à Pékin l'an dernier avec pour objectif de promouvoir l'investissement dans les transports, l'énergie, les télécommunications et d'autres infrastructures dans les pays en développement d'Asie.

Les ministères des Finances français, italien et allemand ont ainsi déclaré, dans des communiqués séparés:

"La France, l'Italie et l'Allemagne annoncent ce jour leur intention de devenir des membres fondateurs potentiels de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB)."

"Nous sommes en train de voir les modalités précises en interne en France, et puis nous aurons l'occasion d'en discuter avec d'autres pays européens", a déclaré à Reuters le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en marge d'une conférence de presse à Paris, ajoutant : "Cela fait pas mal de temps que nous travaillons sur cette perspective."

Réserves persistantes de Washington

Cette décision des trois capitales européennes, initialement rapportée par le Financial Times, dérange les États-Unis, qui ont émis des doutes sur les pratiques de gouvernance et de transparence de la nouvelle institution.

Un haut responsable américain a assuré mardi que chaque pays était maître de sa décision, sans cacher toutefois les réserves persistantes de Washington à l'égard du projet.

Concurrente de la Banque mondiale

Par son rôle de promotion de l'investissement, l'AIIB entre en concurrence avec la Banque mondiale, une des deux institutions de Bretton Woods (avec le FMI) basée à Washington, ou la Banque asiatique de développement, dominée par le Japon et les États-Unis.

Elle est perçue comme un moyen pour la Chine, deuxième puissance économique mondiale mais qui dispose de droits de vote limités dans les institutions financières existantes, d'étendre son influence dans la région.

Le président du Parlement européen favorable à l'AIIB

En visite à Pékin, le président du Parlement européen, Martin Schulz, s'est réjoui à l'idée que quatre pays européens rejoignent l'AIIB, tout en soulignant que l'institution devait se conformer aux normes internationales de bonne gouvernance. Il déclarait ainsi à des journalistes:

"Je pense que c'est une bonne chose et, si d'autres États membres en font autant, ce sera encore mieux. Il y a un élément en plus. De nouvelles organisations de ce type doivent se conformer aux meilleures pratiques internationales. Cela est très important"

La Tribune.fr avec AFP et Reuters | 17/03/2015

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 09:36

Les entreprises chinoises se sentent de plus en plus concernées par la lutte contre le changement climatique et le rôle qu’elles y jouent. C’est ce que l’on peut déduire de la dernière étude du CDP, qui vient de publier les réponses à son questionnaire sur les émissions de CO2 pour la Chine. Une prise de conscience en rupture avec les années de croissance folle, qui ont vu le pays devenir le premier émetteur de dioxyde de carbone.
C’est une petite brèche dans la culture chinoise du secret. Une réussite que l'on doit au CDP (ex-Carbon Disclosure Project). En quelques années d’existence seulement dans l’Empire du milieu, cette ONG a réussi à compiler les émissions de CO2 de 45 entreprises chinoises sur 100, sélectionnées dans la bourse de Shanghai.

C’est encore trop peu, mais c’est déjà une gageure dans un pays où la discrétion est considérée comme la mère de la prospérité. En 2008, seules 5 entreprises s’étaient risquées à répondre au questionnaire qui permet à l’ONG de publier le "CDP China 100 Climate Change Report". Pour cette dernière édition portant sur l’année 2014, les participants provenaient autant de secteurs de pointe, comme la téléphonie avec le fabricant de smartphone Lenovo ou l’opérateur China Mobile, que de secteurs traditionnellement plus polluants, comme l’automobile (Greatwall, BYD) ou les hydrocarbures. ʺConvaincre Sinopec (China Petroleum and Chemical Corporation) de nous répondre n’a pas été facile du tout", reconnaît Li Rusong, le directeur de CDP en Chine. "Mais nous essayons d’expliquer que ce n’est pas seulement un outil de communication. Cela a des bénéfices concrets pour eux, pas seulement pour l’environnement", précise-t-il.

L’apparition de marchés carbone change la donne
Au-delà de ce taux de réponse en hausse, on constate un véritable changement de mentalités en matière d'environnement en Chine, notamment du côté des autorités. En mars de l’année dernière, le premier ministre Li Keqiang annonçait que la Chine ʺdéclarait la guerre à la pollutionʺ. Anticiper d’éventuels changements règlementaires est d’ailleurs l’une des principales motivations à engager ces évaluations complexes, pour 93% des participants à l’étude de CDP. En ligne de mire, la généralisation des permis d’émission de carbone, sur le modèle du système issu du protocole de Kyoto. Au moment de sa signature en 2002, la Chine, alors considérée comme un pays en développement, n’était pas soumise à des objectifs chiffrés d’émissions de CO2.
Mais depuis deux ans, sept villes et provinces ont mis en place des programmes pilotes de marchés carbone dans plusieurs métropoles. Sur les 45 participants à l’étude de CDP, 13 sont engagés dans un de ces programmes. ʺLe pouvoir politique fait bouger les lignes", commente Huw Slater, responsable recherche et projets de l’ONG China carbon forum, qui cherche à fédérer les initiatives en matière de réduction des émissions de CO2. "Il y a effectivement ces systèmes de crédits carbone, mais aussi le renforcement des sanctions contre les pollueurs, et toute une série de mesures sectoriellesʺ, ajoute-t-elle.

Manque de transparence
Des entreprises ont aussi pris contact de leur propre initiative avec CDP, motivées par l’attention grandissante de la classe moyenne chinoise au développement durable. Mais c’est souvent à la demande de leurs clients qu’elles le font. C’est ce qu’indiquent 45% des participants à l’étude de CDP. ʺWalmart, par exemple, demande à ses fournisseurs de participer à notre étudeʺ, note Li Rusong. La chaîne de supermarchés américaine a d’ailleurs tiré des bénéfices concrets de sa participation à CDP : ʺIls supposaient que le transport de marchandises en camion était leur premier poste de dépense d’énergie. En réalisant une évaluation pour répondre à notre questionnaire, ils se sont aperçus que les réfrigérateurs consommaient davantageʺ, raconte le directeur de CDP Chine.
Reste que les entreprises chinoises sont encore loin de la transparence. Mis à part quelques acteurs très impliqués, comme Lenovo, la plupart des participants à l’étude ont refusé que leurs données soient mises à disposition du public.

De même pour les marchés de crédits carbone : ʺSinopec et d’autres gros émetteurs de CO2 sont obligés de dévoiler leurs émissions aux gouvernements locaux, mais pas au grand publicʺ, regrette Huw Slater. "Je pense que Pékin doit être plus engagé en ce sens : une transition économique vers un développement plus durable est en cours, mais la transparence doit en faire partie. Cela ne peut que rendre cette transition plus facileʺ.

Novethic, 06/03/15
Simon Leplâtre

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:35

La Chine travaille durement pour résoudre les problèmes environnementaux et atteindre des progrès remarquables au fil des ans, mais le pays a encore des batailles à combattre avant d'éliminer totalement l'héritage toxique de l'industrialisation rapide, ont rapporté les experts.

"Aux plus hauts niveaux du gouvernement chinois, il est d'avis que l'économie doit tout simplement devenir plus durable car pour le moment beaucoup de ressources, d'énergie et d'intrants de toutes les sortes sont gaspillés", a expliqué Isabel Hilton, journaliste et présentatrice basée à Londres, qui s'exprimait sur la décision du gouvernement chinois de nettoyer l'environnement du pays.

Depuis le début de la période du 11ème Plan quinquennal (2006-2010), le gouvernement chinois tente de résoudre les problèmes liés à la pollution et de s'orienter vers un modèle de développement plus durable, a indiqué Mme Hilton, qui est également fondatrice et éditrice de "chinadialog", organisation indépendante et à but non-lucrative consacrée à l'environnement, notamment en Chine.

Selon elle, des succès ont été enregistrés dans plusieurs domaines, notamment dans la diminution des émissions de dioxyde de soufre, dans l'amélioration de l'efficacité énergétique et dans la mise en place de programmes importants de reforestation et de reboisement.

"La Chine réfléchit depuis un moment à des idées comme l'économie circulaire", a poursuivi Mme Hilton à Xinhua dans une interview écrite.

L'écologiste allemand, Hans-Joachim Mader, est également impressionné par ce que la Chine a réalisé ces dernières années pour protéger l'environnement.

"Les efforts déployés par la Chine sont immenses, fantastiques et doivent être salués", a-t-il souligné, indiquant qu'il existe déjà de grands parcs nationaux en Chine et que certaines villes ont restauré la santé des systèmes fluviaux.

La Chine compte trois des 28 grands endroits de la biodiversité mondiale, domaines centraux de la diversité, a-t-il indiqué. "Dans ces régions, beaucoup de mesures de protection sont prises pour préserver la biodiversité".

Par ailleurs, les Chine travaillent vraiment durement pour bâtir des énergies alternatives. "De nos jours, quand vous voyagez en train à travers le pays, vous pouvez voir de nombreuses turbines éoliennes".

La Chine doit faire face à d'immenses obstacles pour nettoyer l'environnement. "C'est un très grand pays et c'est un très grand problème", a insisté Mme Hilton.

Pour dépasser ces obstacles, elle a suggéré que la Chine durcisse les contraventions à l'encontre des pollueurs, étant donné que les amendes actuelles pour pollution sont trop basses et qu'il est "en réalité moins chère de payer des amendes si l'on est pris que d'éviter la pollution en premier lieu".

Pour M. Mader, la Chine pourrait mettre en place des mesures spécifiques immédiatement pour mieux protéger l'environnement comme par exemple établir un programme de récupération pour les mines à ciel ouvert.

Il a ajouté que le processus décisionnel du gouvernement devrait impliquer plus d'écologistes. "Il est beaucoup moins cher aujourd'hui d'investir dans des conseils écologiques et dans la construction d'un vaste système de protection que de réparer tout cela ensuite".

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Xinhua, le 09/03/2015

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 21:09

Le premier projet de loi de la Chine sur la violence familiale devrait être soumis à une première lecture au mois d'août, a déclaré mercredi une porte-parole de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois).

"Si tout va bien, nous attendons que la loi prenne forme après deux ou trois lectures," a indiqué Fu Ying, porte-parole de l'APN .

Un projet de loi a été rendu public pour recueillir les avis et a attiré une large participation, a-t-elle poursuivi.

La plus grande polémique concernant ce projet de loi sont les conditions qui doivent être requises par les autorités pour s'impliquer dans les affaires privées d'un couple ou d'une famille, a indiqué Mme Fu.

"Il est difficile d'atteindre un consensus pour établir la frontière à ne pas dépasser puisque la société chinoise est encore relativement conservatrice," a-t-elle observé.

Cependant, l'élaboration d'une loi sur la violence familiale a prouvé la position de l'Etat à ce sujet, qui pratique une tolérance zéro à l'égard de la violence, même dans le milieu familial, a-t-elle souligné.

Traditionnellement, la violence familiale est considérée comme étant une affaire privée et même un tabou qui doit être caché au sein de la famille. En règle générale, la police ne répond pas aux appels des victimes demandant de l'aide.

D'après la Fédération nationale des femmes de Chine (FNFC), près de 25% des femmes chinoises ont souffert de violences familiales dans leurs vies de femmes mariées.

Un sondage effectué en 2010 par la FNFC et le Bureau d'Etat des Statistiques (BES) a montré que 33,5% des filles et 52,9% des garçons interviewés avaient reçu "des punitions physiques" de la part de leurs parents pendant une période de 12 mois cette année.

Ce projet de loi, publié en novembre 2014 par le Bureau des Affaires législatives du Conseil des Affaires d'Etat, autorise les organisations sociales et les individus à dissuader, interdire et signaler les abus physiques et psychologiques commis par la famille de la victime.

Ce projet stipulera également que la police devra intervenir immédiatement quand de tels faits seront signalés.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Luo Jingping, le 04/03/2015

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 09:29

Le site chinois French.peopledaily, consacré à des informations en français susceptibles d'intéresser un public francophone, annonce l'adoption prochaine par le Chine d'un indice un nouveau système d'évaluation du Produit Intérieur Brut (PIB) sur la base d'une quarantaine d'indicateurs susceptibles de donnée une vue plus qualitative du développement que celle fourni par le PIB en vigueur dans le monde depuis plusieurs décennies.

« Ce nouveau régime comptable, dont l'introduction a été récemment annoncée par le Bureau d'Etat des statistiques (BES), est un système d'évaluation économique qui ne s'appuiera plus uniquement sur le taux de croissance mais prendra en compte l'optimisation structurelle, la modernisation industrielle, l'innovation, la protection de l'environnement, et l'amélioration du niveau de vie de la population.

Ainsi, plus de quarante indicateurs, comprenant entre autres le ratio de la dette publique par rapport aux recettes budgétaires, la consommation des habitants, le taux d'urbanisation, le ratio des dépenses en recherche et développement par rapport au PIB et la réduction de la pollution, seront publiés régulièrement par le BES. »

On pourra lire, même sans être économiste ou statisticien, la suite de cet article, très éclairant. Certes, en matière statistique, il y a souvent de grands écarts entre les chiffres annoncés et ceux de la réalité économique et sociale. On se souvient des données fournies par le Gosplan en URSS, résultant d'une superposition de déclarations exagérées faites pour complaire au pouvoir. Il n'est pas certain que, même dans la Chine actuelle, les chiffres impressionnants concernant la croissance de ces dernières années n'étaient pas légèrement gonflés. Un retour à une plus grande qualité dans l'évaluation des performances de l'économie sera donc le bienvenu.

En Europe, et particulièrement en France, un nombre de plus en plus grands d'économistes récusent les indicateurs concernant le PIB et la dette publique, manifestement conçues au niveau international sous l'influence du FMI et de la banque mondiale, autrement dit très largement au service des intérêts américains. L'objectif à peine dissimulé est d'écraser les Etats européens sous le poids de statistiques ayant pour effet direct de décourager les investissements publics dans la recherche, les industries de pointe, les services publics et autres activités que Washington et Wall Street voudraient privatiser au bénéfice de leurs entreprises. Le traité de libre échange transatlantique (TAFTA) entérinera cette dépossession.

Il est évident que des évaluations macro-économiques prenant en compte les critères que la Chine voudrait s'appliquer à elle-même feraient des Etats européens, s'ils décidaient d'y recourir, des ensembles bien plus riches en termes comptables qu'ils n'apparaissent aujourd'hui au vu des critères du FMI. Ils seraient donc bien plus coûteux à absorber par les entreprises américaines. En contrepartie, ces nouveaux critères redonneraient courage aux gouvernements et aux acteurs économiques européens, qui se décideraient sans doute enfin à investir, pour le plus grand bénéfice des populations et non des marchés financiers internationaux.

Un des avantages que pourrait apporter un rapprochement de l'Europe avec les pays du BRICS, en l'espèce la Chine, serait que l'euroBRICS se donnerait des objectifs qualitatifs plutôt que quantitatifs, prenant notamment en comptes les « communalités », qualité de l'eau, de l'air, protection de l'environnement, santé publique, qui sont les sacrifiées des compatibilités nationales et internationales actuelles.

Il restera bien évidemment, dans les prochains mois, à vérifier comment le gouvernement de Pékin mettra en oeuvre les bonnes résolutions du Bureau d'Etat des statistiques, notamment en respectant les critères d 'évaluation qu'il se sera donné.

Référence: http://french.peopledaily.com.cn/Economie/n/2014/1008/c31355-8791669.html

Post scriptum.

Ajoutons que le FMI viendrait de reconnaître que la Chine est devenue la plus grande puissance économique du monde, dépassant les Etats-Unis. Le FMI s'appuie sur des indicateurs détaillés dans l'article

Référence http://www.express.be/business/fr/economy/cest-officiel-la-chine-est-desormais-la-plus-grande-puissance-mondiale/208409.htm

Jean Paul Baquiast 09/10/2014
http://www.europesolidaire.eu/

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