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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 06:47

Les sorties nettes de capitaux de Chine ont atteint l'an passé le montant sans précédent de 725 milliards de dollars (670 milliards d'euros), soit 50 milliards de plus qu'en 2015, et elles risquent encore d'augmenter si les entreprises américaines s'emploient à rapatrier leurs profits sous la pression du gouvernement, a annoncé jeudi l'Institute of International Finance (IIF).

Les sorties nettes ne représentaient que 160 milliards de dollars en 2014. Elles se sont multipliées depuis, tant de la part des ménages que des entreprises, qui, entre autres choses, ont cherché à réduire leur exposition à la dépréciation du yuan face au dollar.

Ces sorties, qui ont entraîné une diminution des réserves de change chinoises de 320 milliards de dollars en 2016, ont poussé les autorités à renforcer le contrôle des changes.

Le yuan a perdu 6,5% contre le dollars en 2016, une baisse d'une ampleur sans précédent.

Si le protectionnisme venait à se développer, surtout après l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, cette tendance ne ferait que s'amplifier, estime l'IIF.

Donald Trump et Peter Navarro, son principal conseiller au commerce international, ont accusé mardi la Chine, l'Allemagne et le Japon, les trois principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, de dévaluer leur monnaie au détriment des entreprises et des consommateurs américains.

"Si les multinationales américaines commencent à rapatrier leurs profits de Chine, les sorties de capitaux pourraient encore empirer en 2017", dit l'IIF, évoquant les promesses d'exonérations fiscales pour les entreprises américaines qui le feraient.

Hors la Chine, le panorama est différent pour les économies émergentes, avec des entrées nettes de capitaux de 192 milliards de dollars en 2016 après 123 milliards en 2015.

L'IIF avait dit en novembre que les pays en développement devraient enregistrer des sorties nettes de capitaux de 206 milliards de dollars en 2017, la Chine en représentant la plus grande partie.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

 

jeudi 2 février 2017

par Sujata Rao LONDRES, 2 février (Reuters) -

 
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 17:05

La Tunisie et la Chine ont adopté le principe de l’échange du dinar et du yuan pour payer en monnaies nationales une partie des opérations commerciales et financières entre les deux pays.

 

La Banque centrale de Tunisie (BCT) et la Banque centrale de Pékin ont signé, lundi 12 décembre 2016, un mémorandum d’entente et de coopération, favorisant une plus grande ouverture dans les deux secteurs bancaire et financier.
Les deux banques centrales se sont mises d’accord sur le principe de conclure une convention pour l’échange du yuan et du dinar tunisien pour payer une partie des opérations commerciales et financières en monnaie nationale.

«Ceci permettra d’alléger les risques de change pour les deux parties et d’encourager les Chinois à importer du marché tunisien», a précisé la BCT, dans un communiqué, publié mardi.

Le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, et son homologue chinois, Zhou Xiaochuan, qui ont signé, à Pékin, le mémorandum d’entente et de coopération, ont examiné la possibilité d’émettre un emprunt obligataire tunisien sur le marché financier chinois, «pour mobiliser des fonds pour le financement des projets de développement économiques en Tunisie».

Chedly Ayari s’est rendu en Chine, à la tête d’une délégation de responsables des secteurs financier et bancaire, dont le président du Conseil du marché financier (CMF), Saleh Saiel, la directrice générale de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), Boutheina Ben Yaghlane, et le président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements institutions financières (APTPEF), Ahmed El Karam.

Le président du CMF s’est mis d’accord avec son homologue chinois pour la signature d’un mémorandum d’entente et de coopération tuniso-chinoise favorisant l’échange des expériences et des expertises et pour une étroite collaboration entre les marchés de la bourse dans les deux pays.

Des réunions sont prévues lors de cette visite, qui se terminera aujourd’hui, mercredi 14 décembre, avec des responsables d’institutions financières chinoises, dont le Comité chinois de contrôle du secteur bancaire, l’Association chinoise des banques, le Fonds de développement sino-africain, le Fonds de coopération Chine-Afrique, ainsi que des banques commerciales chinoises.

Source : Tap.14 Déc 2016

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:00

L’orage s’annonce sur le marché du  véhicule électrique (EV). Une feuille de route du secteur, très attendue, vient de sortir, dont Dai Lifan, un des auteurs, s’attend à voir la Chine passer au 1er rang en véhicules à économie d’énergie, à énergies nouvelles, connectés et aux matériaux légers sous 10-15 ans.


Œuvre d’un centre de recherche automobile de l’université Tsinghua à Suzhou, ce concept est aussi inspiré par le plan décennal « made in China 2025 » du ministère des Industries de l’Information. Fort ambitieux, il impose aux constructeurs dès 2018, de réaliser au moins 8% de leurs ventes en véhicules à zéro émissions (VZE), tout-électrique, puis 12% en 2020. Déjà accordées, de très généreuses subventions  (4,5 milliards de $ en 2015) doivent permettre de porter les ventes d’EV à 5 millions d’ici 2020. En hybrides, les ventes doivent atteindre 8% en 2020, 20% en 2025, 25% en 2030 –un objectif jugé optimiste voire irréalisable par les experts étrangers.

Le ministère capitalise sur les récents progrès des batteries, en charge et en coût de revient, pour passer au VZE, et battre de vitesse le reste du monde. Presque tout les pays étrangers (Japon, Allemagne) a misé lourd sur l’hybride et n’est pas prêt pour le tout électrique. Selon le plan chinois, le véhicule hybride neuf recevra 2 crédits, et le VZE de 4. Mais VW, pour recevoir en 2018 les primes conformes à sa part du marché de 3 millions d’unités, le groupe devrait écouler 60.000 VZE dans l’année, ou 120.000 hybrides –techniquement impossible. Aussi, accuse la presse allemande, le plan du ministère revient à garantir en 2020, 70% du marché chinois des EV aux véhicules « made in China by Chinese ». Le ministre Sigmar Gabriel, en voyage à Pékin le 1er novembre, protestait.

Le plan roule cependant : dopées par les incitations, les ventes d’EV atteindront 450.000 en 2016 – 41% du marché global, et + 53% sur 2015. BYD (Shenzhen) mène avec 74.000 EV, suivi par BAIC(Pékin) avec 29.000 EV.

Le plan s’intéresse aussi aux voitures autonomes sans chauffeur – dont des prototypes sont testés par les grands groupes à travers le monde. Toutes marques confondues, le ministère vise « 10 à 20% » de « semi-autonomes » d’ici 2025, et 10% d’autonomes en 2030.

Le pouvoir n’oublie pas les campagnes. Attirées par les primes, des dizaines de PME à faible technologie ont produit en 2016 un million de fourgonnettes électriques roulant en dessous de 100 km/h, peu sécuritaires et polluantes au recyclage. En octobre, l’Etat est passé à la seconde phase de création de ce marché natif, en émettant des normes qui auront pour effet de rehausser la qualité, tout en rayant de la carte 80% de ces groupes. L’un d’eux se distingue : Kaiyun, du Hebei, auteur d’une camionnette de moins de 700kg capable de parcourir 120 km par recharge. A 23.800 yuans (3500$) l’unité, il en a vendu 5000, mais affiche un carnet de commandes de 100.000 et 1 million sous 5 ans.

La difficulté vient de la  recharge : les normes de connectivité entre producteurs et équipementiers (batteries, démarreurs, moteurs…) sont moins performantes qu’en Union Européenne – 30KW en 2-3heures contre 350KW-, et la rareté des stations décourage l’achat. Mais le pays rattrape vite : en 2016, il a porté le nombre des stations à 81.000 (+65%), et en annonce 4,8 millions d’ici 2020 – plus que le reste de la planète.
Au demeurant, par dizaines d’initiatives, l’EV chinoise est en ébullition : depuis son usine californienne à 1 milliard de $, Faraday Future, inconnu jusqu’à hier, veut sortir dès 2017 des EV de luxe. Geely (Anhui) lance Lynk, sa gamme d’hybrides et de VZE, assortie d’une plateforme ouverte d’applications exclusives, permettant entre autre le partage d’un véhicule entre utilisateurs multiples. GM s’allie à la start-up Yi Wei Jing, de Pékin, pour créer la Feezu, EV de location sans station – elle se localise par smartphone et se laisse où l’on veut après usage. Comme on voit, dans les EV en Chine, c’est « l’imagination au pouvoir ».

LE VENT DE LA CHINE   EDITORIAL

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 04:43

Avec son entrée ce samedi dans le panier des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international, la devise chinoise, le yuan (également appelé renminbi, RMB), est en train de briser le plafond de verre du monde de la finance et franchit une nouvelle étape vers son statut de monnaie de réserve mondiale.

Cette entrée est une reconnaissance des progrès effectués par la Chine pour s'intégrer dans un système monétaire international dominé depuis des dizaines d'années par les économies développées.

UN PLAFOND DE VERRE BRISE

A partir du 1er octobre, "le yuan sera considéré par la communauté internationale comme une devise internationale librement utilisable, et rejoindra le panier des DTS aux côtés du dollar américain, de l'euro, du yen et de la livre sterling", a annoncé vendredi la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, au siège de l'institution financière à Washington.

C'est "la première fois" dans l'histoire que ce panier s'élargit, a-t-elle noté, ajoutant que l'inclusion du yuan "diversifiera ce dernier et rendra sa composition plus représentative des devises mondiales et de l'économie mondialisée".

Le DTS est un instrument de réserve international créé par le FMI en 1969 pour compléter les réserves officielles existantes des pays membres. En cas de besoin, il peut être échangé entre gouvernements contre des devises librement utilisables.

Au moment où le yuan, conformément aux critères du FMI, devient "librement utilisable" dans le système économique mondial, la devise chinoise va désormais être utilisée dans le cadre des activités financières de l'institution, a affirmé Mme Lagarde.

"Il n'y a jamais eu jusqu'ici de devise d'un marché émergent ayant été utilisée dans les transactions internationales du FMI en matière de prêt ou d'emprunt. C'est la première fois que cela a eu lieu", souligne à Xinhua Tamim Bayoumi, chercheur associé à l'Institut Peterson, un think tank basé à Washington.

"Je pense que c'est un signe très important qui montre que le monde reconnaît l'importance croissante des marchés émergents, non seulement sur le plan commercial, mais également financier", a-t-il indiqué, ajoutant que "le yuan brise le plafond de verre financier".

Eswar Prasad, chercheur à l'Institut Brookings et ancien chef de la division Chine au FMI, a également convenu que l'inclusion du yuan dans le panier DTS est "un pas très important" pour la Chine et la communauté financière internationale.

"C'est la première fois que la monnaie d'un grand pays à revenu moyen est incluse dans le panier des DTS", a-t-il confié à Xinhua, ajoutant que cela témoigne de l'importance croissance de la Chine aux yeux de l'économie mondiale et de la finance internationale.

L'entrée du yuan dans le DTS constitue également ''une étape importante'' dans l'intégration de l'économie chinoise au sein du système monétaire et financier mondial et témoigne des progrès réalisés en matière de réforme des systèmes monétaire, financier et de change de la Chine, a dit Mme Lagarde.

EN ROUTE VERS UN STATUT DE RESERVE GLOBALE

Si l'obtention du statut officiel de monnaie de réserve mondiale ne constitue pas une révolution du système financier international, il pourra en revanche inciter les banques centrales à commencer à ajouter des réserves libellées en RMB à leur portefeuille. Les investisseurs privés devraient également être encouragés à acheter graduellement davantage de biens chinois pour un taux de rendement plus élevé.

"Nous espérons que l'inclusion du RMB dans le panier des DTS du Fonds monétaire international viendra appuyer un recours et des échanges déjà accrus en RMB à l'échelle internationale", a indiqué Siddharth Tiwari, directeur du département de stratégie, de politique et d'analyse du FMI.

Avec sa croissance économique stable et de meilleurs rendements obligataires, la Chine note que le recours au RMB et la détention d'obligations souveraines chinoises s'accroît à l'étranger, en dépit de la dépréciation du yuan contre le dollar ces derniers mois.

En juillet dernier, le RMB était la cinquième devise la plus active en valeur pour les règlements internationaux, avec une part de 1,9%, contre 1,72% en juin dernier, selon les statistiques du réseau interbancaire SWIFT.

Cependant, le statut que lui confère le panier DTS ne transformera pas automatiquement le RMB en devise de réserve majeure. Tout dépendra du marché.

"En fin de compte, peu importe ce que dit le FMI ou qui que ce soit. C'est le marché qui déterminera le degré d'importance du RMB", a souligné M. Prasad, ajoutant que ce statut de réserve donnera en tout cas à la Chine "un élan supplémentaire" dans son processus actuel de réformes.

Pour renforcer l'attraction du RMB comme monnaie de réserve mondiale, il suggère que la Chine dispose de comptes de capital plus ouverts, d'un taux de change plus flexible et, le plus important, d'un large éventail de marchés financiers avec un meilleur cadre réglementaire du secteur financier.

Jin Zhongxia, directeur exécutif du FMI pour la Chine, a déclaré que la décision du Fonds est "un nouveau point de départ" pour les réformes et le développement économiques du pays, ajoutant que la Chine allait continuer de favoriser les réformes financières suite à l'entrée officielle du RMB dans le panier DTS.

"La Chine libéralisera davantage les comptes de capital et le taux de change va devenir beaucoup plus flexible", assure-t-il, soulignant que ce processus pourrait se faire de façon graduelle.

"Nous sommes pleinement conscients du fait que les efforts de réformes axés vers le marché sont en cours, donc il y a encore beaucoup de travail à faire", a-t-il noté.

Si la Chine entreprend davantage de réformes financières et que son économie continue de croître comme aujourd'hui, M. Prasad prédit que le RMB pourrait représenter jusqu'à 10% à 15% des réserves de devises mondiales d'ici 10 à 15 ans, devenant un sérieux challenger pour d'autres monnaies telles que le yen japonais ou la livre britannique.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Cai Shihao, le 01/10/2016

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:57

Des parcs scientifiques qui fleurissent partout aux expositions itinérantes pour entrepreneurs en plein essor, les villes chinoises rivalisent d'idées pour attirer les start-up et encourager l'innovation.

La Chine ambitionne de devenir un géant de l'innovation d'ici 2020, selon un plan d'action national sur l'innovation scientifique et technologique adopté récemment dans le cadre du 13e plan quinquennal (2016-2020).

Le plan, qui selon le Premier ministre chinois Li Keqiang "démontre pleinement que nous accordons la priorité à l'innovation", donne un nouvel élan au mouvement national initié depuis 2013 visant à soutenir et encourager l'innovation.

Plus de 200 projets de fab labs (ateliers de fabrication ouverts à tous prônant une approche collaborative), 1.600 incubateurs d'entreprise et 129 zones de haute technologie et parcs scientifiques et technologiques ont été mis en place à travers le pays. Ils permettent de concentrer les ressources sur l'innovation et de soutenir les start-up créées aussi bien par des chefs d'entreprise que des scientifiques ou des étudiants.

"Le gouvernement local a accordé une grande attention aux entrepreneurs et les a fermement soutenus", a indiqué Diana Yang, co-fondatrice de XGimi Technology, une start-up technologique basée à Chengdu, chef-lieu de la province chinoise du Sichuan (sud-ouest).

Son entreprise a largement profité des politiques gouvernementales prévoyant notamment la gratuité des espaces de travail, des récompenses financières pour chaque brevet approuvé et des plate-formes d'échanges avec les investisseurs et entrepreneurs internationaux, des mesures qui ont permis de lancer l'entreprise dès ses débuts.

En moins de trois ans, XGimi Technology a ainsi remporté plus de la moitié des parts de marché des mini-projecteurs multimédias en Chine et expédié plus de produits que le géant de l'électronique sud-coréen LG, son principal rival sur le marché mondial.

Selon les chiffres du gouvernement local, le nombre de nouvelles entreprises immatriculées à Chengdu a bondi de 34% en 2015 par rapport à l'année précédente, et le nombre de brevets déposés a également augmenté de plus de 35% durant la même période.

La Chine traverse actuellement une période de transformation de son économie qui lui permettra de passer du "Fabriqué en Chine" à un modèle axé sur l'innovation, le "Conçu en Chine", a indiqué à Xinhua Francis Gurry, directeur général de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Dans la ville de Shenzhen, dans le sud de la Chine, le secteur de la fabrication de produits de haute technologie représentait déjà 66,2% du total de la valeur ajoutée industrielle de la ville en 2015. La ville s'est tournée vers l'innovation plus tôt que d'autres grandes villes chinoises et jouit d'un environnement commercial libéral, d'un cadre politique solide de soutien aux start-up et d'un marché de capital-risque efficace.

Par ailleurs, les gouvernements locaux ont saisi l'opportunité d'approfondir les réformes, de réduire les procédures administratives et de lever les obstacles à l'innovation.

Ainsi, Chengdu a simplifié les procédures d'immatriculation des entreprises, pris des mesures fermes en vue de protéger la propriété intellectuelle et lancé des réformes dans les universités afin d'encourager le transfert de technologie et la commercialisation.

Dans les villes de l'intérieur comme dans celles du littoral, les gouvernements locaux ont tous souligné l'importance de s'étendre au marché mondial pour encourager la créativité.

Ainsi, une zone de développement de haute technologie de Shanghaï a ouvert en février dernier un parc d'entreprises à Boston, aux Etats-Unis, afin de promouvoir la coopération sino-américaine en matière d'innovation technologique. Ce parc, qui sera exploité par une joint-venture, mettra en commun les ressources d'innovation des universités, des entreprises et des instituts de recherche des deux pays et intégrera la recherche, l'incubation, l'industrie, les services, le commerce et les finances.

Plaque tournante des transports, du commerce et des technologies de l'Ouest de la Chine, Chengdu a accueilli en novembre dernier le Salon mondial de l'innovation et de l'entrepreneuriat 2015, le premier du genre à avoir été organisé en Chine. Le salon a rassemblé des responsables gouvernementaux, des investisseurs, des instituts de recherche et des entreprises innovantes venues de 30 pays et régions. En outre, 109 des 2.686 projets participants ont conclu des transactions totalisant 5,32 milliards de yuans (environ 817 millions de dollars).

Le Canadien Arthur B. McDonald, lauréat du prix Nobel 2015 de physique, qui a participé au deuxième salon organisé en juin dernier à Chengdu, a estimé que Chengdu était une ville internationale très attirante. "L'environnement d'investissement et de développement est très favorable pour les start-up ici", a-t-il indiqué.

De plus, la ville a abrité les 23 et 24 juillet la Réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20, la réunion internationale la plus importante jamais organisée par la ville jusqu'à présent. "L'organisation de cette réunion améliorera davantage la réputation de la ville dans le monde", a estimé Li Houqiang, directeur de l'Académie des sciences sociales de la province du Sichuan.

Les jeunes entrepreneurs qui tentent de s'étendre au niveau international attachent une grande importance à la communication internationale. "C'est une grande source d'inspiration pour moi et cela élargit ma vision", a ainsi déclaré Mme Yang.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Huang Han, le 01/08/2016


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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 16:59

Par 546 voix « pour », 28 « contre » et 77 abstentions, le Parlement Européen refusa (14 mai) d’octroyer à la Chine le « statut d’économie de marché » (SEM), sans mesures compensatoires. Au contraire, il réclama le renforcement des lois contre le dumping et les subventions étrangères aux exportations vers l’Europe. C’est que le temps presse, avec l’échéance du 11 décembre, 15ème anniversaire de l’entrée de la Chine à l’OMC. Alors, au titre de la section « 15 » du Traité, tout membre de l’OMC devra cesser d’entraver les produits chinois, et devra octroyer au Céleste Empire le SEM. A ce jour, aucune puissance (Europe, Japon, Etats-Unis) ne l’a encore fait.

Pour l’instant, pour toute importation, en cas de plainte des Etats membres, la Commission vérifie si le produit entre dans l’UE à prix trop bas. Si oui, elle évalue ses coûts de production réels, non à partir des déclarations d’origine mais selon ceux d’un pays « comparable » (Inde par exemple). Puis elle fixe le montant de sa taxe compensatoire. Mais pour Wang Yi, ministre des Affaires étrangères, cette pratique doit cesser au 11 décembre – le Traité n’est pas négociable!

Bruxelles et les 28 cependant, ne l’entendent pas de cette oreille : la Chine n’a toujours rien d’une « économie de marché », avec son crédit illimité à des firmes d’Etat, souvent pour la seule défense de l’emploi et par les rivalités entre provinces. De ce fait, l’export chinois d’acier à prix insupportablement bas, a augmenté de 20% en 2015, puis de 5,7% au 1er trimestre 2016. Sur les 5 conditions de 2001 à l’octroi du SEM (tels l’abandon des subsides ou la non interférence de l’Etat dans les choix des entreprises), seule « une et demi » est remplie, selon un haut cadre européen.
D’autre part, l’octroi du SEM pénalisera les Européens du Sud plus que ceux du Nord, ces derniers ayant déjà fait une croix sur leurs industries traditionnelles. Pour l’ensemble de l’UE, les pertes d’emplois s’élèveraient de 340.000 à 3,5 millions.

Vis-à-vis de la Chine, les Etats membres aux intérêts divers, paient au prix fort leur division. Tous tentent d’attirer la manne des investissements chinois sur leur sol. Pékin sait aussi « punir » ceux qui se plaignent d’elle : quand l’UE en 2014 a sanctionné ses panneaux solaires, la Chine a initié des enquêtes antidumping contre le vin français et le polysilicone allemand. Aujourd’hui en cas de refus d’octroi du SEM, elle fait planer la menace d’un arrêt des négociations pour l’accord Chine-UE de protection des investissements.

La solution que doit présenter en juillet, J-C Juncker, Président de la Commission Européenne, semble évidente : un octroi partiel du SEM, assorti d’un nouveau bouclier anti-dumping, compatible avec le Traité d’adhésion. Ce système devra être approuvé par le Parlement et le Conseil des ministres des 28.

Trois inconnues influenceront l’issue du dossier : le vote du Brexit au Royaume-Uni, et les « pré-campagnes » d’élections en France et en Allemagne, où pèseront plus que jamais les voix d’extrême droite.

Une chose est sûre : l’UE ne refusera pas le SEM à la Chine. Le prix à payer serait trop cher. L’UE perdrait devant le panel de l’OMC. Elle perdrait aussi en prestige et sympathie côté chinois, qui se traduirait par le gel de moultes coopérations potentielles : sur le nucléaire et les énergies renouvelables, le co-développement de l’Afrique, la paix en Syrie, la dénucléarisation en Corée du Nord, la gestion du contentieux sur la mer de Chine du Sud… Autant de dossiers dépassant de loin l’attribution d’un simple « statut d’économie de marché ».

Le Vent de la Chine
20 mai 2016

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 19:36

Alors que les États-Unis, l'Allemagne, le Japon et d'autres pays développés connaissent une transformation de leur industrie manufacturière par l'innovation technique et l'intelligence artificielle, la Chine a lancé en mai 2015 un plan intitulé « Made in China 2025 ». Son objectif est de réaliser, en dix ans, une modernisation des techniques de production, d'améliorer la qualité des produits, de généraliser le numérique dans la production industrielle, la connexion de réseaux et l'intelligence artificielle, de réduire la consommation d'énergie et de matières premières, et donc les rejets polluants. Tout cela permettra de créer des sociétés transnationales et des holdings plus compétitives sur le plan international. Dans les pays développés, le défi est de progresser sur l'échelle du haut de gamme de la division mondiale du travail, tandis que la Chine doit trouver et prendre sa place dans le moyen et le haut de gamme. Actuellement, une vague d'innovation balaie la Chine dans les techniques de pointe, les produits de consommation et les formes d'activité économique, et on peut parler d'une nouvelle révolution industrielle pour qualifier cette montée en gamme de l'économie.

L'ancien mode de développement est obsolète

Deuxième économie mondiale, avec un volume économique global de 10 000 milliards de dollars, la Chine doit renouveler son mode de développement qui ces sept dernières années se basait principalement sur l'investissement et l'exportation. Certes, l'urbanisation de type nouveau, la nouvelle industrialisation, la modernisation de l'agriculture et l'informatisation continueront de fournir des opportunités d'investissement, mais ce sont désormais des investissements ciblés et contrôlables qui seuls profiteront à l'économie, tandis que les investissements à court terme et de faible rentabilité lui nuiront.

En dépit d'incessantes sanctions et de mesures antidumping dirigées par les États-Unis et l'UE, la Chine a conservé ces cinq dernières années son rang de premier pays exportateur. Un rang qui lui vaut d'être le pays cible du plus grand nombre d'enquêtes internationales. D'autre part, une grande quantité de produits chinois exportés ont dû être rappelés pour des problèmes de qualité et de composants ne répondant pas aux normes occidentales.

Depuis le début de la réforme et de l'ouverture, la Chine a suivi une politique d'échange des technologies étrangères contre l'accès à son marché. Mais on observe actuellement que les investisseurs étrangers sont de plus en plus réticents à partager leurs techniques clés et à fournir des composants essentiels. Cela alors que l'investissement national dans la recherche scientifique est insuffisant. Ces facteurs conditionnent la stagnation de l'industrie manufacturière chinoise dans le bas et le milieu de gamme. Alors que 30 % des biens manufacturés du monde étaient produits en Chine, celle-ci n'a recueilli qu'un sixième de leur valeur finale.

Shi Yong, directeur adjoint de l'Institut de recherches informatiques de l'industrie mécanique, a déclaré récemment : « Dans l'avenir, les entreprises devront posséder une capacité à développer des produits dans un sens positif, à mieux comprendre le mécanisme intérieur des opérations du produit et surtout maîtriser des techniques de conception plus complexes. Cette capacité de concevoir dans un sens positif naîtra d'une accumulation prolongée d'expérience et d'un développement coordonné de toute la chaîne de production. »

Le vieillissement de la population chinoise qui ira en s'accélérant suite à la politique de planning familial, privera la Chine du facteur de supériorité lié à sa main-d'œuvre. La main-d'œuvre d'autres pays de l'Asie du Sud-Est accède désormais au marché mondial à un coût moindre.

Dans ces conditions, l'économie chinoise conservera-t-elle une force motrice capable d'assurer une croissance à un rythme moyen ? À cette question, le premier ministre Li Keqiang répond par sa politique de promotion d'une réforme structurelle visant à établir, grâce à une réforme mue par le marché, un mode de croissance durable basé sur l'innovation et entraîné par la consommation.

Le développement par les sciences et les technologies

La stratégie de renforcement global de la Chine est passée par la mise en application de grands projets scientifiques, tels que la bombe atomique, puis à hydrogène, les missiles, les satellites artificiels, le vol spatial habité et le riz hybride. Plus près de nous, de nouveau des succès spectaculaires ont été enregistrés dans la recherche fondamentale d'importance internationale, les sciences de pointe et les hautes technologies stratégiques. 16 projets d'importance capitale ont été fixés, définissant les produits stratégiques, les technologies génériques clés ou les tâches d'importance capitale, vers lesquels des investissements d'État seront dirigés en soutien aux mécanismes du marché, afin de réaliser, d'ici 2020, d'importantes percées scientifiques, mais aussi combler des lacunes stratégiques et mettre en œuvre des réalisations susceptibles de relancer la croissance.

Zhao Houling, secrétaire général de l'UIT (Union internationale des télécommunications), a quant à lui rappelé que la nouvelle occasion de développement qu'offre à la Chine l'industrie informatique est du même ordre que la révolution industrielle. De la 2G à la 4G, la téléphonie mobile chinoise est passée par une phase de rattrapage, puis d'égalité, et désormais d'avance technologique. En février 2013, le ministère de l'Industrie et de l'Information a amorcé les études nécessaires au lancement d'une norme 5G en Chine. La société Huawei, l'un des leaders dans les télécoms, a projeté d'investir 600 millions de dollars pour élaborer et commercialiser la norme 5G. China Mobile espère de son côté fournir des données et une aide technique à l'UIT dans la mise au point de la norme 5G.

Depuis le scandale PRISM, la sécurité des communications est au cœur de l'effort scientifique, notamment la technologie des circuits quantiques, qui peut assurer le chiffrement inviolable des communications, un aspect primordial pour la défense, la finance, les affaires politiques ou le commerce. La Chine se trouve à l'avant-garde mondiale dans ce domaine, ainsi que le reconnaissait le site de la Société européenne de physique qui a publié les dix principales avancées de la science physique en 2015. La première de ces avancées est l'« état furtif de transmission quantique à plusieurs degrés de liberté », résultat des recherches de Pan Jianwei et Luo Zhaoyang, membres de l'Académie des sciences de Chine. En 2016, la première ligne de communication cryptée de Chine employant cette technologie sera mise en service sur une ligne Beijing-Shanghai, et un premier satellite quantique chinois sera mis en orbite pour poursuivre des expériences de communication quantique. En octobre 2015, Ali Cloud et Quantum CTek, qui dépendent de l'Académie des sciences, ont lancé conjointement des produits de communication quantique cryptée, un marché qui devrait atteindre à terme 50 à 100 milliards de yuans.

Ces exemples d'innovation indigène montrent que la Chine se place désormais au premier rang mondial dans la recherche scientifique. Selon le Rapport national 2014 des indices de l'innovation publié par l'Institut chinois de stratégie du développement scientifique et technique, le budget de recherche-développement de la Chine en 2013 a atteint 191,2 milliards de dollars, la plaçant au second rang mondial, devant le Japon. Selon Science Citation Index, la Chine était le second pays en nombre de thèses, et le quatrième en nombre de thèses citées dans d'autres recherches. Sa part des exportations de produits de haute technologie dans les exportations de produits manufacturés est elle aussi la deuxième, tandis que le taux d'accroissement des services à haute valeur ajoutée est le troisième au monde.

Le récent rapport annuel de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle montre qu'en 2014, les demandes de brevet en provenance de la Chine ont été les plus nombreuses, dépassant celles des États-Unis et du Japon réunis. Les demandes de brevets étrangers déposées par des citoyens et des entreprises de Chine ont elles aussi pris la première place.

Il va de soi que l'innovation se nourrit de ressources humaines. Alors que sa main-d'œuvre faiblement qualifiée se réduit, la Chine possède un avantage en coûts et en nombre de personnels qualifiés. Depuis 2013, la Chine est membre signataire du système de l'Accord de Washington, une norme d'enseignement de l'ingénierie reconnue internationalement. Cela illustre le fait que les normes chinoises d'enseignement de l'ingénierie sont reconnues dans le monde. En Chine, la formation d'un ingénieur coûte 30 000 dollars par an, soit un dixième du coût moyen aux États-Unis. Actuellement, la Chine est au premier et au deuxième rang mondial en termes de nombre de personnels scientifico-techniques et de nombre de chercheurs.

On peut en déduire que la Chine entre dans une phase d'innovation dynamique, et qu'elle passe donc du stade de l'imitation vers celui de l'innovation créative qui doit la mener à la pointe des industries modernes. La plupart des entreprises chinoises se trouvent encore au stade 2.0 ou 3.0, mais l'élévation de leur capacité innovante permettra à la Chine de prendre sa place dans la compétition mondiale et de rattraper les pays développés qui mettent en application « l'industrie 4.0 ».

Innovation : patience et assiduité

Jack Ma a transformé une petite société de 18 personnes à Hangzhou en un leader de l'e-commerce qui transforme les modes de consommation dans le monde entier. Sur l'avenue « Changye », à Zhongguancun, on compte une société créée par jour avec un capital d'au moins 5 millions de yuans. Désormais, de plus en plus de personnes travaillent à la création.

En 2014, lors du Forum d'été de Davos, le premier ministre Li Keqiang a avancé le slogan « la démocratisation de la création d'entreprises et de l'innovation ». Quelques mois plus tard, cette idée était reprise dans le rapport d'activité du gouvernement pour 2015. En même temps, le terme « Internet + Plan d'action » figure aussi dans ce rapport. On retrouve ces mêmes néologismes dans les plans d'action aux niveaux provinciaux et municipaux.

Deng Feng est revenu de la Silicon Valley il y a dix ans pour ouvrir à Beijing le Fonds de capital-risque Northern lights. Il explique qu'à son retour, beaucoup trouvaient la création d'entreprise hasardeuse. « Mais aujourd'hui, que ce soit le gouvernement, l'école ou la famille, tout le monde trouve cette idée excellente. La culture entrepreneuriale se propage très vite. »

« Lave ton chien chez toi pour 9,9 yuans », une publicité qui faisait fureur sur WeChat fait la promotion des services de Me Me Da, la principale plate-forme de services pour les animaux de compagnie. C'est déjà la quatrième application de Hou Yong, 27 ans. Avant cela, il avait lancé un logiciel pour aider les jeunes à faire des rencontres sur leur ligne de bus. D'après lui, la création d'entreprise est pleine d'embûches mais il suffit d'oser sans craindre quelques faux pas.

Ren Bin a créé en ligne un service de livraison de médicaments à domicile. Pour lui, le créateur d'entreprise a d'abord pour but de présenter un produit et de satisfaire un besoin. L'idée de ce service en ligne lui est venue alors qu'il était malade, en service de nuit à son travail, cherchant vainement un pharmacien.

Li Guoxun a quitté son poste pourtant bien rémunéré chez Baidu (le Google chinois) pour ouvrir un site de commerce de produits fermiers. Son revenu est moindre et il travaille autant, voire plus. Mais, enfant d'une famille paysanne, c'était son rêve de mettre au point un logiciel qui pourrait améliorer la distribution dans les villes du produit des campagnes. « L'argent ne remplace pas la joie que j'ai ressentie en réalisant de ce travail », explique-t-il.

Travailleurs d'origine paysanne, gestionnaires d'entreprise, étudiants d'université, simples employés, ou encore représentants d'autres couches sociales, nombreux sont ceux qui ont choisi de retourner dans leur région natale avec les capitaux, les connaissances techniques ou l'expérience de gestion acquis, pour y créer leur petite entreprise. Dans les provinces et régions du Centre et de l'Ouest de la Chine, de telles entreprises représentent jusqu'à la moitié de l'activité économique des districts, que ce soit en nombre ou en valeur de leur production.

L'année dernière, le gouvernement chinois a adopté des mesures de réforme visant à lever les barrières à la création d'entreprise. Un bon exemple est la réforme du système d'immatriculation des entreprises. Grâce à cette simplification, 12 000 entreprises ont été enregistrées par jour en moyenne et on a ainsi vu se créer 13,12 millions d'emplois.

L'innovation accélère le développement des entreprises

L'article le plus cher du magasin Darty de la place Madeleine, au centre de Paris, est un réfrigérateur Haier. Cette entreprise chinoise, créée en 1984, est devenue en sept ans une marque mondiale connue et distribuée dans des dizaines de pays. Les réfrigérateurs Haier occupent les segments du haut et moyen de gamme dans les pays développés, où ils occupent la première place au palmarès des ventes depuis six années successives.

Tan Lixia, PDG adjoint du groupe Haier, a expliqué la transformation du modèle économique de la société Haier. De producteur de marchandises, elle devient une plate-forme offrant aux porteurs de projets l'opportunité de créer leur entreprise. Le 19 novembre 2014, la société a lancé le service en ligne ihaier.com, qui est connecté à 95 incubateurs pour attirer et mettre en contact investisseurs en capital-risque et auteurs de projets de création innovante.

Haier a également mis en place une plate-forme financière en ligne qui fusionne la gestion des entreprises et des banques en amont et en aval pour permettre le développement d'une finance industrielle, de consommation, d'affacturage des crédits de consommation et de l'investissement dans la création d'entreprise.

L'innovation et la création d'entreprise ouvrent ainsi la voie aussi bien aux petites entreprises et aux auto-entrepreneurs qu'aux grandes entreprises pour se développer. Au cours du Forum d'été 2015 de Davos, le premier ministre Li Keqiang a affirmé qu'il existait en Chine toutes sortes de plates-formes d'innovation et de création d'entreprise. Les plates-formes de création participative, de mise en commun de travail ou de soutien collectif, ou encore de financement participatif font évoluer les modes de production et de gestion.

De nombreuses technologies et entreprises innovantes, influentes sur le plan international, ont fait leur apparition dans divers domaines comme la communication mobile, les équipements de production électrique, l'e-commerce, la fabrication de machines, l'électro-ménager, les équipements de chantier, l'aéronautique et l'aérospatiale ou encore les chemins de fer à grande vitesse. Des entrepreneurs clairvoyants, vivant avec leur époque, ont émergé et se sont imposés. Dans les principaux secteurs de la nouvelle révolution industrielle, comme l'impression en 3D, les matériaux composites et les énergies nouvelles, se profile un immense espace de croissance.

En renouvelant les modes de production et même en les bouleversant parfois de manière subversive, l'innovation et la création d'entreprise constituent un soutien efficace à la croissance économique chinoise.

HOU RUILI, membre de la rédaction

La Chine au présent

1-March-2016

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:21

Huang Yongan a mis la moitié du temps que d'habitude pour retourner dans son pays natal, dans la province du Jiangxi.

"C'est incroyable", a déclaré ce technicien informatique qui travaille à Beijing.

Avant que la ligne ferroviaire à grande vitesse ne desserve son petit bourg, le voyage de 1.500 km prenait 14 heures dans un train bondé ou en autocar interurbain.

Le souvenir de M. Huang est typique concernant le retour dans les familles pour les Chinois, à l'occasion de la fête du Printemps : l'anxiété, le chaos et l'inconfort.

Cependant, des centaines de millions de Chinois sont vraiment rassurés à l'idée de rentrer chez eux cette année grâce au développement rapide du réseau ferroviaire à grande vitesse.

Plus de 60% des trains fonctionnant lors du pic des voyages sont maintenant à grande vitesse avec des places spacieuses, et une vitesse pouvant atteindre 350 km/h, a annoncé la China Railway Corp. (CRC).

Cette année, les Chinois devraient faire 2,91 milliards de déplacements à travers le pays, un nouveau record.

La Chine a beaucoup investi dans le réseau des chemins de fer à grande vitesse, qui est déjà le plus long du monde. Quelque 3.300 km de nouvelles lignes ont été ouvertes l'année dernière, amenant la longueur totale opérationnelle à 19.000 km et complétant la majeure partie du réseau.

La CRC envisage d'investir encore 800 milliards de yuans (environ 120 milliards de dollars) en 2016, particulièrement dans les régions centrales et de l'ouest les moins développées. La construction de plus de lignes reliant les villes importantes sera accélérée.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Gao Yuye, le 07/02/2016

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:19

La Chine est à première vue bientôt prête à mener la nouvelle révolution industrielle mondiale, ou "Industry 4.0", car elle met rapidement en place la convergence de multiples nouvelles technologies, ont déclaré les observateurs présents au Forum Economique Mondial à Davos.

"Je ne vois aucune raison pour que la Chine ne soit pas le premier ou du moins un des trois pays menant de front cette transformation", a déclaré Bernd Leukert, membre du conseil exécutif de SAP, leader mondial dans le secteur des logiciels de management d'entreprise, faisant référence à la nouvelle révolution industrielle.

La Chine possède l'avantage technologique et se targue d'une haute efficacité dans le secteur manufacturier, a-t-il expliqué au forum de Davos ce week-end, qui s'est déroulé sous le thème "Maîtriser la Quatrième Révolution Industrielle".

Les experts présents à ce forum ont déclaré que la Chine s'est bien implantée dans l'économie du futur en adoptant rapidement la nouvelle révolution industrielle et en encourageant les innovations basées sur Internet.

Alors que la Chine vend des trains grande vitesse à des acheteurs étrangers, les compagnies des technologies de l'information comme Alibaba, Tencent et Baidu ont rapidement impacté sur la vie de presque tout le monde dans le pays qui compte 1,3 milliard d'habitants.

Les magasins en ligne essaient de faire en sorte que les marchandises commandées arrivent au domicile de leurs clients en à peine une journée.

"La Chine dépasse les autres joueurs si vous regardez les secteurs comme l'Internet mobile", a expliqué Zhang Yaqin, président du fournisseur d'Internet Baidu, un des leaders de la technologie de l'information en Chine.

A Davos, les experts ont déclaré que la nouvelle révolution industrielle n'est pas alimentée par une seule avancée mais par l'intégration de multiples technologies.

Matthew Grob, chef des services technologiques de Qualcomm Technologies Inc., a déclaré que ceci comprend l'intelligence artificielle, le Machine Learning et les télécommunications.

"Les gens avaient vraiment envie de voir comment la Chine se transforme de plateforme manufacturière en plateforme de l'innovation", a expliqué David Aikman, chief representative officer for Greater China, World Economic Forum, à Xinhua dans une interview accordée avant le forum.

Les dirigeants chinois ont dit que l'innovation est au coeur du plan de développement national. Le gouvernement a mis en place des mesures pour mener des réformes basées sur le marché, encourager les innovations et l'entreprenariat, et réduire les démarches administratives. Il est en effet désormais plus facile de créer une entreprise en Chine.

"Un certain nombre d'activités définies par le gouvernement dans son 13ème Plan quinquennal comme "Internet Plus" et "Made in China 2015" montrent que la Chine va droit dans cette direction", a expliqué Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum Economique Mondial.

Hans-Paul Buerkner, président de Boston Consulting Group, a déclaré à Xinhua que parmi les économies qui parlent réformes ou transformation, la Chine apporte certainement une plus grande certitude que les autres pays du monde.

Malgré les défis, "la sincérité des efforts en Chine est très forte", a-t-il poursuivi.

M. Buerkner, qui connaît bien la Chine pour s'y rendre souvent, a déclaré que des entreprises chinoises comme Huawei, Lenovo, Haier et Xiaomi, sont devenues de fortes compétitrices mondiales dans les secteurs de l'innovation et de la digitalisation.

Depuis ces dernières années, la Chine fait partie des plus grands pays en termes de nombres de demandes de brevets pour l'impression 3D, l'ingénierie robotique et la nanotechnologie, selon les statistiques publiées par l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.

Bill Gates, fondateur de Microsoft, a déclaré qu'avec la reconnaissance que les gens font quelque chose pour laquelle ils peuvent être récompensés, de nombreux experts ont créé des nouvelles entreprises dans les secteurs comme les technologies de l'information, la biologie et les robots. "La Chine va peser de tout son poids", a-t-il ajouté.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Yang Ling, le 25/01/2016

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 14:59

Le Produit Intérieur Brut (PIB) est devenu le baromètre du progrès social depuis l’après-Seconde Guerre mondiale. Il est cependant de plus en plus critiqué, incapable qu’il est d’intégrer la dégradation de notre planète, l’augmentation des inégalités et, plus généralement, de représenter la satisfaction générale de la population.

Damien Demailly est coordinateur du programme Nouvelle Prospérité de l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales), programme transversal sur les nouveaux modèles macroéconomiques, microéconomiques et les liens entre inégalités et environnement. Laura Brimont est chercheuse à l’Iddri. Elle travaille en particulier sur les indicateurs alternatifs au PIB et la mobilité collaborative.

De nombreux pays à travers le monde ont adopté de nouveaux indicateurs de richesse pour compléter le PIB. Et l’Union européenne dans tout ça ? Elle n’est pas en reste, la Commission européenne ayant même lancé en 2007 une initiative, baptisée « Au-delà du PIB », afin de développer de nouveaux indicateurs, de les utiliser dans la gouvernance de l’Europe, et de devenir le continent pionnier en la matière. Huit années plus tard, l’UE apparait comme un pionnier certes, mais un pionnier illisible… donc invisible.

L’un des succès de l’UE et de l’initiative « Au-delà du PIB » est incontestablement l’harmonisation des comptes nationaux sociaux et environnementaux entre les États membres, les progrès réalisés dans la collecte de données, et la production de nombreux indicateurs qui servent aujourd’hui à alimenter le débat sur le développement durable, et à pousser les responsables politiques à agir sur ces enjeux. Les chiffres sont en effet les principales armes des discours politiques, qu’ils soient le fait d’élus ou de représentants de la société civile. C’est grâce aux données et aux indicateurs, celles produites par l’Agence européenne de l’Environnement sur la pollution atmosphérique par exemple, que des associations de défense de la qualité de l’air peuvent construire leur plaidoyer. En générant de l’information sur les problèmes environnementaux et sociaux, les nouveaux indicateurs sont autant de munitions pour défendre les causes environnementales et sociales.

Mais en Europe, les nouveaux indicateurs de richesse ne sont pas seulement utilisés dans les débats : ces indicateurs servent aussi à piloter les politiques de l’UE, ce qui en fait un pionnier dans l’usage des nouveaux indicateurs. Difficile en effet de mener une politique de protection de la biodiversité sans avoir d’information sur l’état de santé des écosystèmes : informer les décideurs et guider la mise en œuvre d’une politique, voilà l’un des principaux rôles que jouent les indicateurs. Les indicateurs sociaux et environnementaux rendent visibles les progrès réalisés en matière de justice sociale et de qualité de l’environnement, ce qui permet à l’UE d’apprécier les effets de ses politiques en fonction de nouveaux critères. La stratégie de croissance de l’UE pour la période 2010-2020 (dite Europe 2020) est ainsi évaluée tous les ans par la Commission européenne en fonction de 9 indicateurs, dont 6 sont des indicateurs sociaux ou environnementaux.

Ces tableaux de bord d’indicateurs se sont toutefois développés « tous azimuts », sans forcément de réflexion sur leur mise en cohérence. Ainsi, les indicateurs utilisés pour évaluer la Stratégie Europe 2020 sont différents de ceux utilisés pour évaluer la Stratégie de Développement durable de l’UE, ou encore du tableau de bord en vigueur dans le cadre du Semestre européen. Au-delà des enjeux de coordination des politiques publiques que cela pose, cette prolifération fait de l’UE un pionnier illisible. Illisibilité renforcée par le problème d’articulation entre les indicateurs développés et utilisés au niveau européen, ceux des États membres et ceux d’envergure internationale à commencer par les indicateurs associés aux Objectifs du Développement durable nouvellement adoptés.

Malgré les ambitions de l’initiative « Au-delà du PIB », l’Union européenne n’est pas parvenue à se doter d’un tableau de bord d’indicateurs capable de jouer le même rôle de « boussole du progrès » que le PIB, encore moins d’un indicateur unique qui agrégerait les nombreuses dimensions du développement durable. Relever ce défi implique de formuler une vision européenne sur ce « qui compte vraiment ». Le chemin vers une autre prospérité a donc débuté, il est encore loin d’être terminé.

AVERTISSEMENT : Les opinions exprimées dans cette rubrique sont celles des auteurs et ne reflètent pas les vues d'EurActiv.

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