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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 17:39

Une révolution photovoltaïque est en train de s'opérer avec l'émergence des cellules photovoltaïques fonctionnant par tous les temps, selon un scientifique chinois.

"La recherche sur les cellules photovoltaïques portait principalement sur l'augmentation de l'efficacité de la conversion photovoltaïque, avant que l'on ne jette une nouvelle lumière sur la production d'électricité hautement efficace et continue dans des conditions de faible luminosité, telles qu'un temps pluvieux, du brouillard ou encore la nuit", a expliqué Tang Qunwei, professeur à l'Université océanique de Chine.

L'équipe de M. Tang et celle dirigée par Yang Peizhi, professeur à l'Université normale du Yunnan, ont développé une cellule photovoltaïque utilisant un matériau essentiel appelée phosphore à longue persistance, qui peut stocker l'énergie solaire pendant la journée et l'exploiter dans le noir.

"Seule une partie de la lumière visible peut être absorbée et convertie en électricité. Mais l'énergie solaire en provenance de la lumière visible non absorbée et de la lumière infrarouge proche peut être stockée dans le phosphore à longue persistance, libérant la lumière visible monochromatique pendant la nuit," a précisé M. Tang. "Cette lumière diffusée est absorbée par les absorbeurs de lumière et convertie en électricité, ce qui réalise la production d'électricité continue la journée et dans le noir."

Le travail des MM Tang et Yang a récemment été publié dans les revues scientifiques ACS Nano et Nano Energy.

 

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Liang Yunfang, le 02/04/2

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 19:05

 

Les autorités chinoises tentent de mieux concilier développement et respect de l’environnement. À l’image de ce qui se fait au Parc industriel chimique de Shanghaï, vitrine de cette nouvelle politique.

Depuis la route qui longe la baie de Hangzhou, on distingue à travers la brume qui couvre la mer de Chine la ligne délicate du pont transocéanique le plus long du monde, fil qui relie la zone portuaire de Shanghaï à celle de Ningbo. Mais si l’on se tourne vers l’intérieur des terres, c’est un tout autre paysage qui s’offre au regard : un horizon sans fin de tuyauteries et de cheminées, de passerelles qui s’entremêlent, de réservoirs géants qui semblent monter la garde sur cet univers de béton et d’acier.

SCIP, l’un des plus grands parcs chimiques du monde

Imaginez la « vallée de la chimie », ce corridor d’industries qui s’étale au sud de Lyon, rassemblée en un seul lieu, et vous n’aurez encore qu’une idée miniature du Parc industriel chimique de Shanghaï (SCIP, selon l’acronyme anglais), la plus grande plate-forme du genre en Asie, l’un des quatre plus grands parcs chimiques du monde.

Situé à 60 km au sud de la mégapole et de ses vingt millions d’habitants, SCIP concentre sur quelque 30 km2, le tiers de Paris intramuros, plus d’une centaine d’usines appartenant aux grands noms de la chimie mondiale – Covestro, BASF, DuPont… – et à quelques champions locaux. Sans parler de tous les services associés : administration, centres de santé, casernes de pompiers et même un hôtel cinq étoiles et son golf pour les cadres de passage.

Une ville sortie de terre dans les années 2000

« Plus de 10 000 personnes travaillent dans cette petite ville sortie de terre dans les années 2000 sous l’impulsion de la municipalité de Shanghaï. Il s’agissait alors de régler les problèmes de pollution liés à cette activité, élément clé de la vie locale puisqu’elle contribue pour 8 % au PIB de la région », explique Jean-Pierre Arcangeli, vice-président de l’activité parcs industriels pour le groupe Suez, un des opérateurs sur le site.

Lorsque la Chine décide d’ouvrir son économie, dans les années 1980, sous l’impulsion du « Petit Timonier » Deng Xiaoping, la question environnementale n’est pourtant pas la première préoccupation de Pékin. Il s’agit alors de produire toujours plus pour développer le pays, peu importent les dégâts occasionnés par cette course à l’industrialisation. La Chine « usine du monde » en paie aujourd’hui le prix fort en matière de qualité de vie.

Des réserves d’eau souterraines contaminées

L’exemple de l’eau est à cet égard éclairant. Alors que le pays abrite 1,4 milliard d’habitants, soit 20 % de la population mondiale, il ne possède que 7 % des réserves de la planète. D’où un problème de pénurie aggravé par une pollution qui prend ici des proportions inquiétantes quand on sait que les industries chinoises ne recyclent que 25 % des eaux usées contre 85 % dans les pays développés. Résultat : 60 % des réserves souterraines seraient déjà contaminées, ce qui met en péril la qualité de l’eau du robinet sur la quasi-totalité du territoire

 

Conscient d’un problème qui touche également l’air et les sols, le gouvernement central renforce depuis une quinzaine d’années les réglementations et durcit les contraintes pesant sur les industriels. Ainsi, la loi de protection de l’environnement adoptée en janvier 2015 prévoit un « plan pour l’eau en dix points » censé garantir, à l’horizon 2020, une eau potable dans la plupart des zones urbaines et une amélioration de la qualité dans sept bassins majeurs, dont ceux du fleuve Jaune et du Yangtze.

Appuyées par Pékin, les autorités provinciales ont également mis en place une politique de regroupement des industries les plus polluantes dans des parcs industriels, à l’image de celui de Shanghaï, site pilote dans le secteur chimique. « Pour l’imaginer, la municipalité a étudié ce qui se faisait de mieux dans le monde. Ce site est un concentré des meilleures pratiques pour concilier développement et respect de l’environnement. Un modèle exemplaire tant les normes qui y sont appliquées sont parfois bien plus strictes que partout ailleurs », soutient Jean-Pierre Arcangeli.

Des stations d’épuration pour des « soupes » polluées

Présent sur le site dès son lancement en 2002, le groupe Suez a obtenu la gestion de deux activités primordiales pour le fonctionnement des installations : l’approvisionnement en eau et le traitement des effluents pollués ainsi que le traitement et la valorisation des déchets toxiques.

Via sa filiale Sino-French Water Development – coentreprise avec un conglomérat hongkongais – elle gère une station capable de fournir les 200 000 m3 d’eau nécessaires chaque jour à ses clients et opère une station d’épuration dont les cinq lignes de traitement permettent d’épurer 37 000 m3 par jour d’une « soupe » lourdement polluée. « Tout cela sous le regard intraitable des services spécialisés de Shanghaï alors même que notre laboratoire effectue plus de 1 000 analyses quotidiennes pour s’assurer que les normes drastiques sont respectées », précise Jean-Pierre Arcangeli.

Des données contrôlées par le gouvernement local

La même exigence est imposée à l’incinérateur de déchets dangereux exploité depuis 2006 par Suez Recyclage et Valorisation. « L’installation d’une capacité de 60 000 tonnes par an est à la pointe de la technologie. Nous contrôlons en continu les émissions rejetées par les cheminées et envoyons toutes les données en direct au bureau de l’environnement de Shanghaï », précise Thierry Beheregaray, le directeur du site.

« Contrairement à une idée répandue, en Chine, on ne plaisante pas avec la préoccupation environnementale. Pour construire la troisième ligne qui doublera la capacité d’ici à 2017, il a fallu une année d’études, deux revues d’experts et trois consultations publiques. Ici, la sécurité et le respect de l’environnement sont devenus des préalables au business », ajoute Benjamin Chan Piu, directeur de l’activité déchets dangereux de Suez en Chine.

Une opportunité pour Suez en Chine

Loin de se plaindre de ces contraintes, la multinationale française y voit plutôt une opportunité de développement sur un marché chinois où la concurrence locale reste peu développée. « Nous apportons des solutions innovantes, des règles de management éprouvées et un retour d’expérience dans le monde entier », fait valoir Jean-Pierre Arcangeli.

Autant d’atouts qui expliquent qu’en 2015 le chiffre d’affaires géré par Suez en Chine s’est élevé à 1,2 milliard d’euros. Un montant que son DG Jean-Louis Chaussade espère voir croître d’au moins 7 % en 2017, au même rythme que la croissance du pays.

► Pékin taxe la pollution

À partir du 1er janvier 2018, les institutions et les entreprises devront acquitter une taxe écologique concernant l’air, l’eau, le niveau sonore ou la production de déchets, selon une loi adoptée dimanche 25 décembre par le comité permanent du Parlement chinois.

Le prix de cette taxe a été fixé par unité d’émissions polluantes – par exemple 1,2 yuan (0,16 euro) pour 950 g de dioxyde de soufre – mais les autorités locales pourront faire varier ce prix en fonction de l’écart aux normes nationales.

Mais les émissions de dioxyde de carbone (CO2) échappent encore à cette fiscalité alors que le pays est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.



Antoine d’Abbundo, envoyé spécial à Shanghaï (Chine), le 03/01/2017 La Croix
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:17

Les plus importantes informations relatives aux sciences et technologies de 2015 ont été annoncées, mardi, à Beijing.

Parrainé par l'Académie chinoise des Sciences (ACS) et l'Académie chinoise de l'Ingénierie (ACI), les sages des deux institutions ont voté pour élire les annonces d'actualité figurant sur le classement.

La découverte dans la recherche sur la communication de quantum est en tête des dix plus importantes annonces domestiques chinoises, désignée comme l'une des plus importantes percées en physique, en 2015, par la Société européenne de Physique.

La liste présente également des accomplissements chinois en matière de technologie spatiale, dont le lancement du premier satellite pour le service global du système de navigation de satellite Beidou, ainsi que le lancement de la fusée porteuse Longue Marche-6, qui a transporté 20 micro-satellites pour des tests spatiaux.

Dans le secteur du transport, le premier grand avion de passagers fabriqué en Chine, le C919, a été rejoint par la technologie de moteur magnétique permanent que l'on trouve dans le système des trains à grande vitesse.

Par ailleurs, les nouvelles relatives aux fermion Weyl, splicéosome, jets relativistes, signalisation cellulaire et aux premières machines de métal liquide occupent le reste de la liste.

Quant aux dix plus importantes communications sur les sciences et technologies à l'échelle du monde, le succès du projet du Génome du cancer d'Atlas et le vaccin d'Ebola dominent le classement.

Il s'agit du 22e vote annuel sur le "top" des nouvelles des sciences et technologies.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Chen Binjie, le 20/01/2016

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 14:15

Les producteurs d'énergie nucléaire chinois ont créé trois équipes d'intervention d'urgence pour gérer les éventuels accidents radiologiques, visant un plus haut niveau de sécurité nucléaire, alors que le pays reprend le développement de l'énergie nucléaire.

Une équipe est basée à Yantai, dans la province orientale du Shandong, alors que les deux autres sont basées dans les deux premières centrales nucléaires chinoises, respectivement à la Baie de Daya et à Qinshan, a-t-on appris du ministère chinois de la Protection de l'environnement (MPE).

Les équipes aideront la Chine à faire face aux urgences possibles impliquant les rejets de matières radioactives à grande échelle, en plus des normes de sécurité qui sont déjà les plus élevées pour la construction des réacteurs nucléaires, a annoncé Li Ganjie, directeur de l'Administration nationale de la sécurité nucléaire dépendant du MPE.

Selon lui, les équipes sont très importantes pour les centrales nucléaires afin de prévenir ou désamorcer les accidents graves. L'administration a également coordonné les mesures d'intervention d'urgence parmi cinq principaux producteurs publics d'énergie nucléaire chinois, indique une information de China Environment News.

Les trois équipes d'intervention ont été créées respectivement par les entreprises d'Etat China National Nuclear Corporation, China Nuclear Power Engineering Co., Ltd et China Power Investment Corporation.

La Chine a approuvé la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en mars, après avoir suspendu son développement de l'énergie nucléaire en 2011, suite au tsunami qui provoqua une catastrophe dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon.

La Chine est confrontée à davantage de risques nucléaires, car elle compte actuellement 23 centrales nucléaires en opération et 27 autres en construction, la plus grande quantité au monde.
© Chine Nouvelle (Xinhua) - Gao Yuye, le 13/05/2015

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 18:58

Une société chinoise a dévoilé jeudi un bus électrique dont le chargement complet de la batterie ne nécessite que 10 secondes. Il s'agit du chargement le plus rapide du monde.

Le bus peut se recharger lorsqu'il est en stationnement et que des passagers descendent ou montent dans le bus, a précisé Zhou Qinghe, président de Zhuzhou Electric Locomotive, une filiale du constructeur chinois de trains à grande vitesse CSR.

Par ailleurs, le bus consomme 30% à 50% d'énergie en moins que les autres véhicules électriques.

Le condensateur peut fonctionner en toute sécurité pendant 12 ans, même avec des températures extrêmes, selon la société.

CSR espère que son bus électrique pourra attirer des acheteurs étrangers, notamment ceux venant du centre et de l'est de l'Europe et qui remplacent actuellement leurs anciens bus.

Jeudi, l'entreprise avait déjà reçu des commandes pour 1.200 bus.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Dai Ying, le 16/04/2015

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 21:32

La Chine s'apprête a produire en masse son premier avion électrique et les concepteurs attendent un énorme marché dans le pays et à l'étranger.

«Le RX1E devrait recevoir son certificat de navigabilité de l'Administration chinoise de l'aviation civile (CAAC) avant la fin de cette année, et la production devrait commencer dès l'année prochaine», a indiqué jeudi à China Daily, Yang Fengtian, un professeur de l'Académie chinoise d'ingénierie.

L'enseignant est intervenu à l'occasion de la 10e China International Aviation and Aerospace Exhibition, communément appelé Airshow China, à Zhuhai, la province du Guangdong.

«Ce sera le premier avion électrique à être certifié par l'autorité de l'aviation civile. Le succès de ce projet montre bien que la Chine est devenue un chef de file technologique dans ce domaine», a-t-il ajouté.

Yang Fengtian, qui est également président de l'Université aéronautique de Shenyang (SAU) dans la province du Liaoning, a dirigé le développement d'avions légers bi-places. Deux prototypes de l'avion participant actuellement à l'Airshow China, dont l'un qui exécute chaque jour une prestation lors de l'événement.

Un avion électrique fonctionne sur les moteurs électriques, l'électricité provenant notamment de piles à combustible, de cellules solaires, de supercondensateurs, ou de batteries.

La plupart de ces avions sont encore aujourd'hui des modèles expérimentaux. Le premier vol d'un appareil électrique motorisé a eu lieu en 1973.

«Nous prévoyons d'atteindre une production annuelle de 100 aéronefs dans les trois ans, et la construction d'une usine pouvant fabriquer 100 RX1Es chaque année a débuté à Shenyang», a expliqué le président de la SAU. Précisant que l'appareil, équipé d'un un jeu de piles, sera vendu pour près de 1 million de yuans (163 000 $).

Facilité d'utilisation, entretien facile, faible coût d'exploitation, niveaux de sécurité élevés et respect de l'environnement, sont les arguments clés qui devraient convaincre de nombreux acheteurs pour desservir un large éventail d'objectifs : comme les patrouilles de police, la formation de vol, le divertissement et travaux de cartographie, a-t-il noté.

Le marché chinois aurait besoin d'au moins 1000 RX1E pour répondre à la demande des entreprises de l'aviation générale.

Avec une masse maximale au décollage de 480 kg et une vitesse de croisière jusqu'à 160 km/h, le RX1E peut voler 90 minutes basé sur une charge complète de ses batteries.

Le biplace est capable de transporter des charges de 230 km et voler à une altitude de près de 3000 mètres.

Chaque heure de vol coûtera seulement 20 yuans, dont 5 yuans pour recharger les batteries, selon Song Mingkai, un concepteur du RX1E.

Roland Bosch, un organisateur du salon allemand «e-flight-expo », a déclaré qu'il était venu à Zhuhai pour inviter Yang et le RX1E en Allemagne. «La conception et le moteur du RX1E sont très bons. Je suis persuadé que l'appareil va connaître un grand succès sur le plan mondial, car à ma connaissance, c'est actuellement l'un des meilleurs avions électriques du marché».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne 14.11.2014
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:54

Des médecins de Xi’an, capitale de la province du Shaanxi, auraient implanté avec succès des prothèses en titane fabriquées grâce à la technologie d’impression 3D.

Trois patients souffrant de tumeurs osseuses (au bassin, à l’omoplate et à la clavicule) auraient été opérés les 27 mars et 3 avril derniers et auraient retrouvé une forme physique satisfaisante après environ deux mois de traitement post-opératoire.

Les prothèses traditionnelles seraient incapables de répondre aux exigences des différents types de reconstruction de défaut osseux. L’impression 3D serait donc une solution pour résoudre le problème de reconstruction osseuse après le retrait d’une tumeur dans les parties complexes du corps.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 07:59

Le rendement d’une nouvelle espèce de riz hybride de Chine serait capable de dépasser les 1 000 kg par mu (0,067 hectare). La Chine pourrait ainsi battre le record du monde de production de riz avec une plantation à grande échelle.

La récolte de ce nouveau riz, le Longliangyou 1813, aurait atteint les 937,9 kg par mu à Sanya dans la province du Hainan. Les chercheurs estiment que, théoriquement, la production aurait dû atteindre 1 081,8 kg par mu mais les rizières auraient souffert d’une maladie.

Ce rendement a été rendu possible grâce une nouvelle race à haut rendement, un engrais et une technologie de la culture avancée. La nouvelle espèce serait également résistante aux parasites et aurait une croissance plus rapide. Selon les chercheurs, l’objectif d’un rendement de 1 000 kg par mu devrait être atteint avant 2015.

La nouvelle espèce devrait être plantée à grande échelle dans d’autres provinces comme le Hunan afin de tester sa productivité. Elle devrait atteindre un rendement plus élevé car ces régions bénéficient de conditions plus favorables pour la croissance du riz.

Académie des sciences de Chine 3 juin 2014

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:01

Trois volontaires chinois ont achevé mardi une expérience durant laquelle ils ont vécu 105 jours dans une cabine fermée en se nourrissant seulement de plantes et d'insectes produits en laboratoire. Il s'agissait du premier test habité du "Palais lunaire-1", un module de 500 m3 constituant la première base chinoise de support de vie biorégénératif et la troisième du genre dans le monde. Ce module fermé installé sur le campus de l'Université Beihang est une biosphère virtuelle dont les occupants se nourrissent à l'aide des céréales, légumes, fruits et insectes qu'ils produisent. Ce système peut également produire de l'eau et de l'engrais, traiter les déchets et recycler l'air. Liu Hong, concepteur en chef du système, explique que ce dernier consiste en une cabine et deux laboratoires de culture de végétaux et qu'il constitue une version miniature de la biosphère terrestre. Ce système permettra aux astronautes de vivre dans une station spatiale sans approvisionnements externes sur de longues périodes. M. Liu a indiqué que son équipe de recherche avait sélectionné cinq sortes de céréales, 15 types de légumes et une sorte de fruit. Le ver de farine avait également été choisi comme source de protéines. Les chercheurs espèrent que ce système facilitera les missions spatiales habitées de la Chine. En juin 2013, trois astronautes chinois ont passé douze jours dans le module Tiangong-1 (Palais céleste-1) durant la plus longue mission spatiale habitée de la Chine. Le programme spatial habité du pays est entré dans sa deuxième décennie, et la Chine a pour ambitieux projet de construire une station spatiale permanente et une sonde lunaire habitée.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Xu Yongchun, le 20/05/2014

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 16:21

Des chercheurs ont confirmé mercredi que des scientifiques chinois ont réussi à construire le premier prototype de plateforme d'essai au monde destinée à un train à sustentation magnétique ultra-rapide sous vide, qui pourrait théoriquement atteindre des vitesses allant jusqu'à 2 900 km/h, soit près de trois fois la vitesse d'un avion de ligne.

Selon Deng Zigang, chef de l'équipe de projet basée à la Southwest Jiaotong University de Chengdu, capitale de la Province du Sichuan, faire fonctionner un train à sustentation magnétique dans un environnement de quasi-vide est, pour un train à très haute vitesse, le meilleur moyen d'assurer le confort et les économies d'énergie.

Lorsque la vitesse d'un train atteint 400 km/h ou plus, a en effet précisé M. Deng, plus de 83% de la force de traction est perdue pour compenser la résistance de l'air et le bruit aérodynamique dépasse les 90 db, soit plus que les 75 db fixés par les normes de conception.

La Southwest Jiaotong University a développé les premiers essais en boucle de lévitation magnétique à supraconducteurs à haute température en mars 2013, et le dernier modèle a comporté un tube à vide, devenant le premier système de transport du monde équipé de ce système.

Lorsque le train circule dans ce tube, la pression qui règne à l'intérieur est 10 fois plus faible qu'à l'extérieur et il peut ainsi utiliser davantage de puissance pour circuler à grande vitesse, a ajouté M. Deng.

Du point de vue de la conception, un train à sustentation magnétique à ultra-haute vitesse sous vide utilise deux technologies différentes pour accroître sa vitesse, a dit Zhao Lin, chercheur associé au Laboratoire national pour la supraconductivité de l'Institut de physique de l'Académie chinoise des Sciences.

La première est la lévitation magnétique, qui utilise des supraconducteurs pour produire des aimants puissants destinés à soulever le train au-dessus de la piste, supprimant ainsi le frottement avec celle-ci et améliorant la vitesse.

« La raison pour laquelle un avion se déplace plus vite que n'importe quel véhicule au sol est la même -le frottement de l'air est beaucoup plus faible que celui du sol », a expliqué M. Zhao.

Le concept de transport à sustentation magnétique a été présenté pour la première fois au milieu du 20e siècle et la première ligne de train à sustentation magnétique commerciale fut mise en service à l'aéroport de Birmingham, en Grande-Bretagne, en 1984, avec une vitesse limitée à 42 km/h du fait des technologies de l'époque.

A l'heure actuelle, la Chine et le Japon développent activement cette technologie, et le train à sustentation magnétique reliant le Bund et l'Aéroport de Shanghai Pudong est la ligne commerciale la plus rapide du monde avec des vitesses allant jusqu'à 431 km/h.

La deuxième technologie utilisée pour accélérer le train consiste à placer celui-ci dans un tube à vide pour réduire la résistance de l'air, qui, pour un train à sustentation magnétique, est la seule source de friction.

« En comparaison avec les supraconducteurs conventionnels, les supraconducteurs à haute température nécessitent des exigences environnementales moins strictes, permettant ainsi de réduire le coût du train », a dit Zhao.

Par exemple, les supraconducteurs conventionnels utilisés sur les trains à lévitation japonais ont besoin de rester à environ -270 C pour maintenir leur état de supraconductivité, nécessitant de l'hélium liquide pour leur refroidissement.

En revanche, les supraconducteurs à haute température du train à sustentation magnétique actuellement utilisé dans l'aéroport de Pudong peuvent garder leur état de supraconductivité à des températures situées entre-180 C et -200 C, ce qui peut permettre d'utiliser de l'azote liquide, un agent de refroidissement une centaine de fois moins cher que l'hélium liquide.

Cependant, avant que le train ne puisse être mis en service, il existe encore des problèmes technologiques à résoudre.

« Par exemple, ce train aurait besoin d'un tube à vide s'étendant sur des centaines de kilomètres. Et assurer du vide sur un système aussi grand est un défi », a déclaré M. Zhao.

« En outre, il pourrait aussi y avoir des impacts externes comme les tremblements de terre, qui pourraient constituer une menace pour le système. De même, le système de freinage d'un train circulant à une vitesse aussi élevée nécessiterait également de recourir à une conception non traditionnelle de celui-ci ».

( le Quotidien du Peuple en ligne ) 16.05.2014

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