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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:04
La Chine a approuvé un plan quinquennal sur l'accélération de l'établissement d'ici 2015 d'un réseau de sécurité sociale couvrant l'ensemble des habitants urbains et ruraux, a déclaré mercredi le Conseil des affaires d'Etat (gouvernement central).

Le gouvernement chinois oeuvrera pour l'édification d'un système de sécurité sociale complet et d'un système de gestion de service relativement sain avant la fin du 12e Plan quinquennal (2011-2015), selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion exécutive du Conseil des affaires d'Etat présidée par le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

 

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Shi Jiang, le 02-05-2012

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 07:30

Le Quotidien du Peuple en ligne Co. Ltd a été introduit hier à la Bourse de Shanghai sous le code 603 000 et le nom de «人民网 (le Quotidien du Peuple en ligne)». Le prix de l'action était de 31.01 yuans en ouverture et a augmenté par la suite de 55,05% en passant à 11,01 yuans. Le prix de l'action était 34.72 yuans en clôture et la valeur des actions pour ce premier s'est chiffré à 9597 millions de yuans.

Le Quotidien du Peuple en ligne est le premier site internet d'informations et le premier média chinois a être introduit sur le marché intérieur d'actions cotées, ce qui a sucité l'attention des médias étrangers.

Plusieurs médias étrangers, dont « The Wall Street Journal » et son site réputé d'économie Market Watch ont suivi avec intérêt la première journée

Les perspectives optimistes des médias étrangers principaux pour le développement futur du Quotidien du Peuple en ligne se sont trouveés dans leurs articles :

Le site du journal français « Le Figaro » a indiqué que l'un des plus importants sites chinois d'informations s'ouvre aujourd'hui aux moyens de la finance moderne pour entrer dans une nouvelle phase du XXIe siècle.

La version chinoise du site de Reuters a expliqué vendredi que la première journée du site chinois à la Bourse de Shanghai a été applaudit et que le prix de l'action était beaucoup plus élevé que prévu. Un expert cité par Reuters a indiqué qu'en vu de la place unique du Quotidien du Peuple en ligne, cela n'avait aucun sens de le comparer aux sites commerciaux.

« Financial Times » partage l'avie de Reuters : grâce à sa puissance, ce site aura un grand avenir.

Dans son reportage de vendredi, British Broadcasting Corporation (BBC) a reconnu la place importante de la Chine sur le marché d'Internet et un grand potentiel pour le développement de la publicité en ligne. Le Quotidien du Peuple en ligne, un des sites chinois les plus visités devrait saisir l'opportunité d'activités de publicité en ligne grâce à ses nombreux clients et investisseurs.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne 28-4-2012

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 09:32

Le salaire mensuel moyen des 158,63 millions d'ouvriers migrants chinois a augmenté en 2011 de 21,2% en glissement annuel, a annoncé vendredi le Bureau d'Etat des statistiques.

Une enquête du BES sur la main-d'oeuvre migrante du pays montre que le nombre d'ouvriers migrants ruraux travaillant en dehors de leur ville natale a augmenté en 2011 de 3,4% sur un an, alors que leur salaire mensuel s'établissait en moyenne à 2 049 yuans (325,24 dollars).

Le pays comptait au total 252,78 millions de travailleurs ruraux fin 2011, en hausse de 4,4% en glissement annuel, indique le BES.

65,4% de ces ouvriers ruraux ont choisi de travailler dans les régions orientales du pays, considérées comme relativement plus prospères, en baisse de 1,5 point de pourcentage par rapport à l'année dernière.

Les statistiques du BES montrent également que de plus en plus d'ouvriers ruraux préfèrent travailler dans leur province natale.

 

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Gu Manxi, le 27-04-2012

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 09:01

Beijing devrait connaître une pénurie d'eau de l'ordre de 1,3 milliard de mètres cubes en 2012, soit un tiers de la consommation annuelle de la capitale chinoise, ont déclaré les autorités locales.

Le gouvernement municipal s'efforcera cette année de maintenir la consommation d'eau de la capitale sous la barre des 3,7 milliards de mètres cubes, car les ressources locales ne pourront fournir que 2,4 milliards de mètres cubes, a indiqué lundi Cheng Jing, chef du bureau chargé de l'approvisionnement en eau de Beijing.

Les 1,3 milliard de mètres cubes restants seront issus d'une série de mesures, notamment le recyclage et la dérivation de l'eau, ainsi que l'exploitation modérée des eaux souterraines, a assuré M. Cheng.

Beijing souffre de la sécheresse depuis 13 années consécutives, et la croissance rapide de la population et de l'économie a aggravé la pénurie d'eau de la ville, a-t-il poursuivi.

Les ressources en eau disponibles à la consommation par habitant ont chuté à 100 mètres cubes, soit environ un dixième du niveau d'alerte international.

Les autorités locales ont renforcé la gestion de l'eau en plafonnant la consommation à quatre milliards de mètres cubes par an d'ici 2015

 

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Song Nan, le 24-04-2012

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 09:26

La gestion du changement est l’un des épisodes les plus délicats de la vie de l’entreprise. La pensée chinoise nous aide à envisager d’un œil neuf les différentes étapes.

« Il y a deux sortes d’entreprises, celles qui changent et celles qui ferment » l’axiome, pour brutal qu’il paraisse, est plus vrai que jamais. Agricole, la civilisation chinoise a toujours pris la nature pour guide et les changements comme modèle de stratégie, ce dont témoigne le Yi Jing (Classique des changements). Retour sur la manière dont Deng Xiaoping aborda son « Grand changement » au tournant des années 70-80, en trois étapes indispensables : gérer le passé, puis négocier le passage de l’ancien au nouveau, pour enfin prendre un nouveau départ.

Première étape : gérer la fin de l’ancienne époque

 

Se retourner sur le passé. A l’annonce d’un changement, la première réaction des membres de la structure est toujours la même : chacun se demandant « que vais-je perdre dans l’histoire ? »

 

Lorsque Deng Xiaoping à lancé sa politique de réforme et d’ouverture, les caciques du Politburo ont surtout pris en considération -plus que la pureté idéologique de cette politique- l’amenuisement de leur position politique et des privilèges qui y étaient accrochés.

 

Deng a su alors prendre le temps de bâtir un consensus en rapport plus ou moins direct avec le projet lui-même, en lançant une campagne d’ « évaluation du rôle historique le l’œuvre de Mao » ce qui a permis à chacun d’exprimer son avis, tout en mesurant ce que ce changement allait lui faire perdre et ce qu’il allait lui apporter.

 

L’importance du rythme. Il est essentiel de caler le projet de changement sur un calendrier en adéquation avec l’environnement. C’est ce que conseille l’hexagramme 49 du Yi Jing « Muter » qui signifie rejeter au moment opportun ce qui a vieilli, dans lequel le conseil principal est : « En réglant le calendrier, distinguer clairement les moments opportuns. »

 

Eviter la contrainte. Tout système se régule avec des règles non écrites ou non contraignantes. Pour faire démarrer l’entreprise individuelle chez un peuple qui pendant plus d’une génération s’était nourri au collectivisme, il fallait trouver un biais. Ce fut celui de la famille : les Chinois furent alors autorisés à créer une entreprise employant jusqu’à huit personnes, à conditions qu’ils soient membres de la famille, ce qui n’était pas considéré dans ce cas comme du révisionnisme ou de l’exploitation de l’homme par l’homme. De plus, les autorités n’étaient pas très regardantes sur l’authenticité du lien familial réunissant les employés.

 

Mode d’emploi. Tous les projets de changements se conduisent en marchant, c’est exactement la stratégie que préconisait Deng lorsqu’il expliquait : « nous allons traverser la rivière en tâtant les pierres ». Confronté au même problème, la sortie de son pays du système communiste, Vaclav Havel disait : « On ne franchit pas un ravin en deux bonds »).

 

L’indispensable lien entre hier et demain. Pour réussir un changement, il est impératif de s’appuyer sur le passé, de favoriser le lien entre ce qui s’est passé et ce qui va advenir.

 

Pour solder la Révolution Culturelle, Deng Xiaoping, qui hérite d’un pays exsangue et abruti par dix années de graves troubles politiques décide de n’organiser qu’un seul procès (celui de la Bande des Quatre) mais de procéder conjointement à des dizaines de millions de procédures de réhabilitation.

 

A suivre.

 

Cyrille J.-D. Javary

CHINEPLUS 20/3/2012

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 08:27

Par les enquêtes sur l'incident de Wang Lijun, la mort du Britannique Neil Heywood et les violations sérieuses de la discipline par Bo Xilai, le Parti communiste chinois (PCC) a montré sa détermination à lutter contre la corruption.

La position constante et inébranlable du PCC contre la corruption ainsi que les progrès significatifs dans la lutte contre ces pratiques douteuses et pour le maintien de l'intégrité sont une garantie cruciale pour l'avancement de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation sociale.

La campagne anti-corruption du pays est vouée à être une entreprise de long terme, complexe et ardue. Il n'est pas surprenant que le PCC, avec plus de 80 millions de membres, compte certains mauvais éléments. Ce qui importe, c'est que le Parti est pleinement conscient de la situation et qu'il a pris des mesures énergiques pour améliorer les institutions afin de sanctionner et prévenir la corruption.

Au lendemain de sa fondation dans les années 1920, le PCC avait publié son premier document pour lutter contre les membres corrompus au sein du Parti. Par la suite il y a eu le Mouvement de rectification qui a duré trois ans dans les années 1940 puis de nombreuses campagnes depuis la fondation de la Chine nouvelle en 1949 visant à combattre la corruption, le gaspillage et la bureaucratie.

Après l'incident de Wang Lijun, la mort de Neil Heywood et les violations de la discipline de Bo Xilai, le PCC envisage de sensibiliser davantage les hauts fonctionnaires à la discipline et à l'intégrité, et de développer la démocratie à l'intérieur du Parti.

Il va en outre perfectionner le mécanisme de surveillance pour détecter de façon plus effective les comportements douteux, en améliorant par exemple le système de déclaration du patrimoine des fonctionnaires, en prenant davantage de mesures pour protéger et récompenser les dénonciateurs, ainsi qu'en renforçant l'inspection et la supervision.

Force est de noter que de telles supervisions et restrictions du pouvoir doivent être réalisées via les efforts conjoints du PCC, de l'Assemblée populaire nationale, du gouvernement et des corps consultatifs politiques du pays, ainsi que par ceux des partis non-communistes, des organes judiciaires, de la presse et du peuple.

C'est à ces seules conditions que le PCC pourra assurer le fonctionnement du pouvoir dans une totale transparence

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Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Dai Ying, le 20-04-2012
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:24

Le Conseil des Affaires d'État, ou cabinet chinois, a annoncé mercredi que le pays comptait développer plus rapidement les véhicules économes en énergie et à énergie nouvelle pour alléger la pression sur les ressources et l'environnement.

La priorité sera donnée aux voitures électriques, une stratégie importante pour transformer l'industrie automobile de la Chine, tout en mettant actuellement l'accent sur la promotion de l'industrialisation des voitures électriques et des véhicules hybrides, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion de l'exécutif du Conseil des Affaires d'État présidée par le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Il est à espérer que la production de véhicules électriques et hybrides atteindra en Chine 500 000 unités d'ici 2015 et 5 millions d'unités d'ici 2020, indique le communiqué.

Le pays s'efforcera de baisser la consommation moyenne de carburant à 0,069 litre le kilomètre pour les véhicules fabriqués en 2015 et à 0,05 litre le kilomètre pour les véhicules produits en 2020, selon le communiqué.

 

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Li Ying, le 18-04-2012

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 08:38

Selon les statistiques du Ministère de la Supervision chinois, plus de 1700 cas d’eau polluée surgissent chaque année en Chine, dont 15 accidents très graves de pollution de l’eau pendant au cours des six dernières années. Le Conseil des Affaires d’Etat a indiqué dans un rapport publié en janvier dernier que les ressources en eau de la Chine font face à une situation très sévère.

La pénurie des ressources en eau, la pollution très grave de l’eau ainsi que la détérioration de l’écosystème aquatique, qui se manifestent avec plus d’acuité, constituent un goulot d’étranglement important pour le développement durable économique et social de la Chine. La promulgation du plus strict système de contrôle sur les ressources en eau manifeste la détermination du gouvernement chinois à lutter contre la pollution de l’eau, mais il faut aussi reconnaître que cette question épineuse, accumulée depuis des années, touche presque tous les domaines de la société chinoise.

La situation embarrassante des ressources en eau force la Chine à modifier sa stratégie de développement, il est nécessaire de prendre en considération la protection des ressources aquatiques lors de la mise en œuvre de toute nouvelle mesure de développement.

Plusieurs problèmes environnementaux sont principalement provoqués par le manque de transparence ainsi que les manipulations secrètes sur le contrôle et la mise en application des lois, la participation du peuple joue un rôle extrêmement important dans la solution de ce problème. Actuellement, les autorités chinoises comptent de plus en plus sur les ONG de protection de l’environnement, qui sont souvent très dynamiques, efficaces et moins coûteuses.

 

China Newsweek publié le 9 avril, No. 12 2012

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 09:29

Les tractations en cours sur la taxe carbone - que l'Union européenne impose depuis janvier 2012 aux compagnies aériennes opérant sur son territoire - sont en bonne voie, rapporte le Nanfang Zhoumo dans un article intitulé « Taxe carbone sur les compagnies aériennes : l'Europe est proche de la victoire. » Alors que l'Europe reste ferme sur sa volonté de faire appliquer cette mesure malgré l'opposition d'un grand nombre de pays - y compris la Chine, qui a interdit à ses compagnies de payer, et gelé les commandes d'Airbus en signe de protestation -, un journaliste de ce quotidien du Sud s'est entretenu avec l'un des membres de la délégation européenne en Chine, confiant pour les négociations.

« Nous pouvons certainement trouver un point d'entente avec l'Organisation Internationale de l'Aviation Civile* (ICAO) », explique « William » (le journal ne donne pas son nom complet, ndlr) au Nanfang Zhoumo. Le problème ne devrait pas tarder à être résolu, estime-t-il, et l'Europe serait proche de remporter une victoire diplomatique. « L'ICAO a obtenu d'excellents développements ces derniers temps ».

Il y a plusieurs mois, « l'Union Européenne faisait face à l'opposition de la quasi-totalité du monde », rappelle le Nanfang Zhoumo « mais depuis lors elle a presque réussi à inverser la tendance. »

Le quotidien explique que l'une des voies de sortie envisagées par l'UE consiste à mettre de son côté les Etats-Unis, pour l'instant farouchement opposés à la taxe. Or, selon Qiang Guoqiang, ancien négociateur du protocole de Kyoto interrogé par le Nanfang Zhoumo, les américains pourraient réviser leur position s'ils mettaient eux aussi en place une taxe similaire, qu'ils percevraient de leur côté.

L'Union Européenne pourrait également s'engager à reverser 80 % des montants taxés aux compagnies. Un argument de poids puisque, comme l'explique un document de l'ambassade d'Allemagne que s'est procuré le journaliste, « si les compagnies font porter le prix de la taxe par les consommateurs (et qu'elles récupèrent ensuite 80 % du montant taxé, ndlr), leurs profits augmenteront ».

D'autres diplomates interrogés par le Nanfang Zhoumo assurent que l'idée de ne taxer que la partie des trajets située dans le ciel européen - ce qui réduirait considérablement le sur-coût pour les compagnies - n'est pas écartée.

L’objectif de l'Union Européenne étant la réduction des émissions de CO2, elle pourrait enfin envisager ne pas appliquer la taxe aux pays qui font des efforts par ailleurs pour aller dans ce sens.
Sera-ce suffisant pour imposer cette taxe carbone ? « C'est la première fois que l'Europe impose une réglementation à des pays non européens, notait le mois dernier Jacques le Cacheux, directeur du département des Etudes à l'OFCE, au site de L'Expansion. Si le continent européen arrive à imposer sa propre réglementation à des acteurs étrangers, c'est la porte ouverte à d'autres taxes. On peut imaginer des quotas carbone sur le pétrole, le ciment, ou encore le transport de marchandises. C'est pour cette raison que les gouvernements, comme la Chine ou les Etats-Unis résistent, cette taxe est avant tout symbolique ».

14/04/2012 11:28 CHINEPLUS

*L’Organisation de l'aviation civile internationale est une organisation internationale qui dépend des Nations unies. Son rôle est de participer à l’élaboration des normes qui permettent la standardisation du transport aéronautique international.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:29

Mr. Vogel (70 ans) – l’un des sinologues les plus écoutés outre-Atlantique, ancien professeur à Harvard (et également grand spécialiste du Japon) – en est convaincu : « pour comprendre l’Asie, il faut comprendre la Chine. Et la clé pour comprendre la Chine est de comprendre Deng Xiaoping… » Le lauréat du prix Lionel Gelber 2012 décerné par l’université de Toronto pour sa biographie sur « le père des réformes » en Chine (1), décédé en 1997, aurait-il 15 ans de retard ? Au contraire. Le Petit Timonier est l’homme, estime-t-il en substance, qui a permis à la Chine d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Deng était « un général manager », explique le chercheur, dans une interview donnée au Nanfang Zhoumo fin mars. « Il a su donner les ordres (…) prendre les décisions » tout en s’appuyant sur l’un de ses fameux aphorismes dont il avait le secret. Deng disait en effet, rappelle Ezra F. Vogel au journal du Sud, « qu’il faut traverser le rivière en tâtonnant chaque pierre », avancer avec prudence sur le chemin (ici la rivière) des réformes. Mais aujourd’hui, sans Deng et à force de prudence, la Chine pourrait avoir perdu le goût des réformes. C’est ce que rappelait en janvier le quotidien Le Temps, citant une récente étude sur le sujet d’un universitaire pékinois de Tsinghua. « C’est un problème », poursuivait le quotidien de Genève alors que de nombreux caciques du régime (de Wen Jiabao à Li Keqiang) insistent justement pour entamer un nouveau cycle de réformes : « si elle n’avance plus dans ses réformes, la Chine recule ou elle finira par tomber ».

Que peut nous apprendre Deng Xiaoping sur la deuxième puissance économique du globe ? Il est incontestablement « l’homme qui a eu le plus d’influence » dans la Chine post-maoïste, explique Mr. Vogel au Nanfang Zhoumo, même s’il n’était pas, note le sinologue dans son livre, un leader particulièrement « flamboyant », ni « opiniâtre ». Selon Mr. Vogel cité par le NewYork Times en octobre dernier, Deng ne fut même pas vraiment à l’origine des mesures qui ont permis l’ouverture de la Chine à l’Occident et aux capitaux étrangers. Il est toutefois celui qui à l’époque a eu le plus « d’aptitudes (skills en anglais) politiques » pour les guider. (2)
A travers l’étude de la vie de Deng – qui lui a pris 10 ans ! – l’américain estime que l’on peut mieux expliquer « les changements » qui ont marqué la Chine ces 30 dernières année : les relations Chine-US (le patriarche chinois cherchait « à avoir de bonnes relations avec les puissances étrangères », dixit M. Vogel), la montée en puissance des cols blancs – à qui il refusait toute responsabilité au sein du Parti ou encore les événements sanglants de Tiananmen en 1989. Deng n’était toutefois « pas nécessairement opposé à la démocratie » mais pas une démocratie « à l’américaine », une démocratie à la chinoise donc, avec – précise M. Vogel au NewYork Times – plus de liberté de parole donnée au sein « du Parti »...

06/04/2012 CHINEPLUS
(1) Deng Xiaoping and the Transformation of China, 2011 par Ezra F. Vogel, The Belknap Press of Harvard University Press. La version chinoise sera publiée en mai à Hong Kong (Chinese University Press).

(2) Le chercheur américain attribue l’origine de ces réformes à Hua Guofeng, l’homme fort du régime après la mort de Mao en 1976.

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