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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:11

La Chèvre de bois s’élance le 19/02 au Chunjie (春节, fête du printemps). Signe astral charmant, mais mal-aimé : la croyance populaire voue les malheureux nés sous ce signe, à se débattre toute leur vie pour trouver de quoi vivre. Ainsi, les futures mères se dépêchent d’ accoucher avant la date fatidique, par césarienne si nécessaire : mieux vaut être « dernier cheval » (« yang », piaffant d’énergie), que chevrette (« yin », éternelle victime). En effet si la chèvre (alias mouton ou bélier) est douce, sociable et de santé solide (telles sont ses qualités alléguées), et si elle est douée pour la marche sur sol périlleux, elle souffre de faible compatibilité avec pas moins de 5 autres compères zodiacaux —rat, bœuf, serpent, chien et dragon.

Il n’en faut pas plus aux maîtres de Feng Shui se risquant dans le pronostic économique, pour parier sur un climat d’affaires défavorable en 2015, année coincée entre consolidation et chasse aux corrompus. L’agence CLSA en son Index Feng Shui préconise d’éviter d’ici l’été la Bourse, le commerce de détail, l’internet, et d’investir... dans le cachemire !
Mais d’où vient cette méfiance envers la chèvre ? Pour Isaac Yue, professeur de mythologie chinoise à l’Université de HK, la chèvre incarne la piété filiale et la compassion (vertus bouddhistes), mais la jeunesse est en rupture avec une telle morale, qu’elle associe (surtout en temps de crise) à la naïveté et à la duperie, dont elle veut se protéger.

Pour autant, le pessimisme astral est désavoué par l’existence sous le signe de la chèvre, d’autant de célébrités, telles Bill Gates, Steve Jobs, l’actrice Zhang Ziyi, le chanteur Jay Chou, Michel-Ange ou l’impératrice Cixi.
Au fait, sur ces croyances, on assiste à un curieux retournement de générations, telle cette femme de 71 ans qui déclare : « nous, les vieux, ne croyons pas à ces sornettes, ce sont les jeunes qui s’y laissent embringuer ». Sa génération née dans les années 40-50 a été formée aux valeurs d’athéisme et des lumières de la science, avec comme postulat la confiance en l’avenir et en la Révolution. Tandis que ses enfants ont vu s’éteindre l’ardeur rouge, et font un saut en arrière, pour retrouver les valeurs de leurs aïeux. C’est, en Chine à son tour, l’époque postmoderne !

En attendant la fête, la transhumance bat son plein. Du 04/02 au 15/03, 2,8 milliards de voyages auront lieu, 3,4% de plus qu’en 2014, dont 90% en bus, et 47 millions en avion. Les plus fortunés feront cap au sud, vers la Thaïlande, les Maldives et Bali pour l’étranger. D’autres, restant au pays, iront à Sanya, Xiamen et le Yunnan. Ici, on assiste à une rupture technologique en cours, sur le mode de choix du voyage, par rapport à 5 ans en arrière : 82% des voyageurs ont payé par internet, et 40% depuis leur smartphone.

Au plan commercial, le Chunjie est le moment où l’on dépense. Rien que par cartes « UnionPay », 2014 avait enregistré 200 milliards de ¥ de transactions, +23%. Mais cette année sera différente : dans les supermarchés, l’on compte ses sous pour les banquets familiaux et les cadeaux traditionnels. De même, les firmes offrent à leurs employés des étrennes plus modestes. C’est la nouvelle donne, le « nouveau normal » - la fin d’un âge d’or !

Vent de la Chine Numéro 6-7 (XX) · Publié le 13/02/2015

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:03

Les pays du groupe BRICS envisagent de créer un "fonds vert" géré dans le cadre d'une Nouvelle banque de développement afin de financer des projets écologiques et développer des technologies vertes favorisant le développement durable, a fait savoir un ministre russe ce vendredi dans la capitale indienne.

Ce dossier sera à l'ordre du jour de la rencontre prévue en avril en Russie entre les ministres de l'Environnement des pays BRICS, a indiqué le ministre russe des Ressources naturelles et de l'Environnement Sergueï Donskoï, présent à New Delhi à l'occasion de la conférence internationale sur le développement durable organisée par l'Inde.

"Pour la rencontre des ministres de l'Environnement des BRICS (à Moscou), nous avons choisi en particulier le thème du développement de l'économie verte, ainsi que la résolution des problèmes environnementaux et la compétitivité des entreprises dans le contexte de l'économie verte", a précisé M. Donskoï.

La Nouvelle banque de développement des BRICS, qui sera basée à Shanghai, sera dotée d'un fonds de 100 milliards de dollars destiné à promouvoir la coopération économique et technologique entre les membres du groupe et avec les non-membres, en particulier avec les pays en développement.

Le groupe des BRICS est composé du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Ba Lifenshe, le 06/02/2015

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:19

"Pétrole. Le choc de départ, c'est quelque chose qui est extrêmement important pour l 'économie mondiale, c'est le changement complet de modèle de croissance de la Chine, la Chine ne base plus sa croissance sur l'industrie, la production industrielle ne bouge plus depuis 3 ans, le mode de croissance de la Chine est beaucoup plus vert, ils prennent ça très au sérieux, plus que nous à la limite, si vous regardez les efforts qui ont été fait en Chine pour réduire les consommations de pétrole, c'est très impressionnant....Tout le monde s'est trompé sur la consommation de pétrole de la Chine, qui est beaucoup plus basse que ce que l'on attendait...."
Patrick Artus Économiste
France Culture 2/2/2015

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:57

Le président chinois Xi Jinping a souligné que la Chine devait protéger son environnement comme la prunelle de ses yeux.

Lors d'une tournée d'inspection de lundi à mercredi dans la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, le président a indiqué aux responsables provinciaux que la protection de l'environnement devait être une priorité nationale.

Selon M. Xi, "nous devons traiter l'environnement de la même manière que nous traitons notre propre vie", et le pays doit adopter une vision globale, car il en va de ses intérêts à long terme et des intérêts de chacun.

Il a offert quatre conseils pour la protection de l'environnement.

"Nous ne pouvons pas nous permettre d'être à la fois économes et dépensiers, ni perdre l'un pour attraper l'autre", a-t-il expliqué. "Nous ne pouvons vivre au-delà de nos moyens ou attacher plus d'importance à l'instant présent au détriment du long terme."

En visitant un village près du lac Erhai, dans le nord-ouest du Yunnan, le président a indiqué aux villageois que l'environnement ne devait pas payer le prix de la croissance économique.

Il a appelé les habitants et le gouvernement local à protéger la beauté de la nature. "Il s'agit d'une mission à long terme, et le travail est loin d'être terminé", a-t-il souligné.

Selon la chaîne de télévision CCTV, le président a indiqué aux villageois et responsables qu'il avait pris une photo au bord du lac avec de hauts responsables provinciaux.

"Je leur ai dit que j'espérais, si une photo était prise dans quelques années, que celle-ci montre une eau encore plus limpide qu'aujourd'hui. Faute de quoi, je tiendrai [les fonctionnaires] pour responsables", a déclaré M. Xi.

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Hao Wangle, le 21/01/2015

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 09:32

Les conclusions selon lesquelles la Chine avait détrôné les Etats-Unis en tant que première puissance économique mondiale ont été contestées mardi par le chef du Bureau d'Etat des Statistiques (BES).

"Le BES ne soutient pas ces conclusions tirées par des experts et des médias," a indiqué le chef du BES Ma Jiantang lors d'une conférence de presse tenue à Beijing.

Une étude menée l'année dernière par le Programme de comparaison internationale (PCI) avait prévu que la Chine dépasserait les Etats-Unis en 2014, se basant sur la Parité de pouvoir d'achat (PPA), qui mesure le PIB en termes de prix de marchandises identiques dans plusieurs pays. La PPA prend en compte le pouvoir d'achat d'une monnaie, plutôt que les taux de change du marché.

"Le BES a également pris part à cette étude, qui a établi la PPA pour différents pays, mais nous devons être prudents dans l'application des résultats de l'étude," a indiqué M. Ma.

"Pour diverses raisons, nous pensons que la méthodologie de la PPA pourrait avoir sous-estimé le niveau des prix actuels en Chine et surestimé le PIB de la Chine. Donc, nous ne pouvons pas être d'accords avec ce résultat".

Malgré une économie qui connaît une croissance continue, il doit être souligné que la Chine reste un pays en voie de développement avec une population de 1,3 milliard d'individus. Ce qui signifie que le PIB par habitant reste très bas.

Selon les dernières données publiées par le BES, l'économie chinoise a progressé de 7,4% en glissement annuel en 2014, pour atteindre 63.650 milliards de yuans (10.400 milliards de dollars).

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Hao Wangle, le 20/01/2015

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 19:17

Une nouvelle loi sur la protection de l’environnement vient d’entrer en vigueur en Chine. Elle a fait augmenter les amendes pour la contamination de l’eau, de l’air et du sol par les entreprises industrielles, en durcissant également les sanctions envers les fonctionnaires qui ignorent les violations ou tentent de masquer les informations sur la pollution.

La loi, entrée en vigueur le 1 janvier 2015, est une version révisée de la loi de 1987, prévoyant des amendes allant jusqu’à un million de yuans pour les sociétés qui dépassent les normes des émissions de substances nocives dans l’atmosphère. Dans certains cas, il est également prévu de fermer certains sites industriels polluants. La loi précise également les niveaux d’alerte et les mesures à prendre en cas de situations d’urgence, en cas de pollution grave. Il s’agit des mesures sérieuses, qui devraient améliorer la situation, dans le contexte où, en poursuivant la croissance économique, les patrons des entreprises ont délaissé complètement la question de protection de l’environnement.

Autre aspect important, la loi oblige les autorités locales à surveiller la situation en ce qui concerne les conditions écologiques. Les fonctionnaires qui dissimulent les violations dans le domaine de l’environnement ou empêchent la fermeture des usines, qui ne respectent pas les normes environnementales, pourraient être destitués de leurs fonctions.

Il y a à peine cinq ans, les questions liées à l’environnement, ne préoccupaient pas les Chinois, rappelle le chef du Centre d’opinion publique Horizon Viktor Yuan. Aujourd'hui le problème de la pollution se retrouve parmi les cinq problèmes de premier plan en Chine, aux côtés des questions liés à l’emploi, à la retraite et à l’éducation.

La prise de conscience liée à la question environnementale et aux actions de l’opinion publique en matière de la lutte contre les irrégularités dans ce domaine crée une véritable pression sur les autorités. Ainsi, jusqu'en 2012, les autorités des villes n’étaient pas autorisées de rendre publiques les informations sur la qualité de l’air et la quantité des particules nocives par mètre cube d’air (le fameux taux PM 2.5). Aujourd'hui ces informations sont publiées quotidiennement dans 190 villes chinoises.

Ce qui est d’autant plus remarquable pour les militants écologistes, ce sont les changements qui se sont opérés dans le système judiciaire. En avril de l'année dernière, la liste des personnes qui sont habilitées à déposer plainte au tribunal si les normes écologiques ne sont pas respectées, a été élargie. Non seulement les victimes de la pollution ont été inclues dans cette liste, mais aussi des organisations qui défendent leurs droits. En été dernier, un système des « jurys de l’écologie » a été établi en Chine, chargé exclusivement de traiter les affaires liées à la protection de l’environnement. Selon Zheng Xuelin, qui dirige un de ces jurys à la Cour populaire suprême de Chine, le nombre d’affaires liées à l’environnement, que reçoit le tribunal, devrait augmenter sensiblement.

La décision récente du tribunal du Jiangsu (Est de la RPC) a déclenché une véritable guerre des autorités contre la violation des normes écologiques. En décembre de l’année dernière, le tribunal de cette province a condamné à une amende de 160 millions de yuans six sociétés qui ont jeté dans un fleuve 25 tonnes d’acide usé.

En outre, la Chine a annoncé récemment le prolongement de son programme de subventions pour les acheteurs des véhicules de « transport écologique » jusqu’à 2020. Précédemment ces subventions devaient être accordées jusqu’à 2015. Ces bonus étaient promis aux acheteurs des véhicules électriques, ou hybrides, rechargeables à l’aide de l’électricité, ainsi que des voitures qui fonctionnent avec des piles à combustible, de fabrication chinoise. La subvention pour l'achat des véhicules électriques pouvait représenter jusqu’à 55 millions de yuans. L'expérience montre que ce genre de programmes apporte des résultats. Les ventes des véhicules écologiques en Chine ont ainsi bondi au cours des 11 mois de 2014 par rapport à l’année précédente.

Selon une enquête menée récemment par l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS), environ 47% des personnes questionnées sont persuadées que la situation écologique en Chine va s’améliorer dans les trois prochaines années. Et seulement 15% craignent que la situation écologique pourrait se dégrader. Un éminent activiste chinois qui mène depuis des années le combat contre la pollution, Ma Jun, assure, que le respect de l’environnement dépend pour beaucoup de la motivation des autorités. Selon lui, une bonne situation écologique pendant sommet de l'APEC prouve « qu’il ne faut pas attendre 30 ans pour que la qualité de l’air en Chine s’améliore ».
Par La Voix de la Russie | 17/01/2015

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 13:44

A ce jour, Thomas Piketty a vendu plus de 1,5 million d'exemplaires de son livre le plus ambitieux, "Le capital au XXIème siècle". Et ce n'est pas fini, puisque l'ouvrage vient d'être traduit, par exemple, en chinois, et qu'il serait déjà promis à un succès d'édition au sein de l'Empire du milieu. Va-t-on vers une édition raccourcie, destinée à ceux qui hésiteraient à affronter cette montagne de 900 pages? "Pas question" répond l'auteur, qui ne veut pas connaître la proportion de lecteurs abandonnant la lecture de cette somme en cours de route.

Fort de son succès, Thomas Piketty intervient partout, y compris dans des réunions de chefs d'entreprise où est également convié Nicolas Sarkozy, comme récemment en Corée du Sud, où l'ex président français ne s'est pas gêné pour brocarder les théoriciens de l'économie en chambre. Mais Piketty s'en moque, tout comme il n'a cure des polémiques suscitées par son ouvrage, approuvé par des prix Nobel -Krugman- mais critiqué pour la faiblesse de sa partie théorique: les conclusions sur la croissance du capital ne font l'objet d'aucune démonstration approfondie, comme le soulignent y compris les partisans de l'économiste français. Retour sur les débats suscités par ce livre.

Ivan Best | 23/12/2014 La Tribune

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:27

La fusion de CNR et CSR, les deux grands constructeurs chinois de matériel ferroviaire roulant, est en cours d'examen par le gouvernement, et paraît acquise. L'appellation du futur nouveau géant, CRVC (China Railway Vehicles Corp.) aurait même été arrêtée.

Une fusion, partielle ou totale, entre CNNC (China National Nuclear Corp.) et CGN (China General Nuclear), les deux grands constructeurs et opérateurs de centrales nucléaires du pays, paraît moins avancée. Mais le projet aurait d'ores et déjà été soumis à la SASAC (State Assets Supervision and Administration Commission), étape préliminaire à son approbation gouvernementale.

Evolution stratégique

Ces deux industries de hautes technologies entreraient ainsi dans une phase d'évolution stratégique.

Les deux grandes entités séparées opérant dans chacune jusqu'à maintenant, l'avaient été pour susciter une concurrence domestique aiguillant leur développement. Et pour démultiplier les occasions de partenariats étrangers porteuses de transferts technologiques - coopérations avec le japonais Kawasaki et le canadien Bombardier pour CSR, et avec l'allemand Siemens et le français Alstom pour CNR ; coopérations avec l'américain Westinghouse, le canadien Candu et le russe Rosatom pour CNNC, et avec le français Areva pour CGN.

Elles passeraient maintenant à la mise en commun des ressources ainsi acquises au cours des vingt dernières années, pour la recherche de synergies.

Le précédent de l'aéronautique

Une autre industrie chinoise de haute technologie, l'aéronautique, a montré le chemin de cette évolution.

Séparé entre 1999 et 2008 en deux entités (AVIC I et AVIC II) mises en concurrence, le conglomérat Aviation Industry of China (AVIC) a été réunifié en 2008, pour la mise en commun des divers savoir-faire acquis. Et pour le pilotage par une structure séparée spécifique, la Comac (Commercial Aircraft of China), des grands projets aéronautiques civils nationaux (jet régional ARJ21 et moyen-courrier C919).

Objectif export

Il existe cependant une différence importante entre l'évolution récente enregistrée par l'industrie aéronautique chinoise, et celles qui s'annoncent dans ses industries ferroviaire et nucléaire.

Alors qu'AVIC, et la Comac, ont été unifié, et créé, pour porter un projet essentiellement tourné vers le marché domestique, faute d'expérience préalable, les « champions » en passe d'être créés aujourd'hui, forts d'une expérience importante bien que récente, auront l'exportation pour objectif principal.

Le nouveau « géant » ferroviaire chinois visera ainsi notamment à éviter que les différents modèles de CRH (China Railway Highspeed, les rames à grande vitesse) développés par CNR et CSR entrent en concurrence sur des marchés étrangers.

Et son équivalent dans le nucléaire proposerait à l'export une offre cohérente, dont la volonté a été illustrée depuis 2011 par la mise en commun des réacteurs « nationaux » développés par CNNC et CGN, pour donner naissance au modèle Hualong.

Appuis de poids

Les nouveaux groupes unifiés dont la Chine devrait se doter en 2015, donneront à ses industries ferroviaire et nucléaire des champions à la hauteur des appuis politiques et financiers dont elles bénéficient.

Le plus puissant de leurs promoteurs sur le marché mondial, n'est ainsi autre que le Premier ministre Li Keqiang. Du Nigeria au Royaume-Uni, en passant par l'Afrique du Sud ou la Roumanie, le chef du gouvernement chinois a ponctué ses visites officielles depuis 2013 d'accords engageant la Chine dans des coopérations sur des projets ferroviaires ou nucléaires, et parfois sur les deux. Et expliqué que de telles coopérations bénéficieraient du soutien financier des grandes banques publiques chinoises.

Les futurs nouveaux champions de l'industrie chinoise qui devraient apparaître en 2015 partiront avec des objectifs ; et avec des moyens pour les atteindre.

Jean-François Dufour, Directeur, DCA Chine-Analyse 29/12/2014 LA TRIBUNE

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 08:04

DECRYPTAGE Ce développement des innovations témoigne de la transformation de l’économie chinoise, du « Made in China » au « Conçu en Chine ».

Les faits

La Chine continue d’innover à grande échelle. La deuxième économie mondiale a concentré un tiers des 2,6 millions de demandes de brevets dans le monde en 2013, selon un rapport dévoilé mardi 16 décembre par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), une agence des Nations unies. L’office chinois des brevets (Sipo) demeure le plus actif, avec 825 136 dépôts, devant les États-Unis (571 612) et le Japon (328 436).

Le Sipo a même constaté une progression de 26 % des demandes de titres de propriété intellectuelle au cours de l’année, une fièvre innovatrice qui contraste avec les résultats plus mitigés des pays occidentaux : – 0,4 % à l’Office européen des brevets, + 5,3 % aux États-Unis. Au Japon, les demandes ont régressé de – 4,2 %. La croissance moyenne mondiale est de 9 %.

La deuxième économie mondiale a aussi enregistré la plus forte activité de dépôt de demandes d’enregistrement de marques (1,88 million), suivie des États Unis (486 128) et de l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) de l’Union européenne (324 749).

« L’évolution des dépôts de demandes de titres de propriété intellectuelle dans le monde est le reflet du contexte économique général, a indiqué Francis Gurry, le directeur général australien de l’OMPI. La situation économie mondiale laisse son empreinte sur le paysage de l’innovation mondiale. »

En effet, la croissance des demandes de brevets reflète celle du Produit intérieur brut : la Chine progresse le plus, les États-Unis avancent, mais moins vite, et l’Europe et le Japon reculent. Les autres « Brics », comme l’Inde (– 2,1 %), l’Afrique du sud (– 2 %) et le Brésil (+ 1,5 %), connaissent aussi des résultats mitigés.

La Chine, dont les prévisions de croissance pour 2014 se situent autour de 7,4 % selon le Fonds monétaire international, est ainsi devenue un acteur majeur de l’innovation mondiale, et sa taille est appelée à se croître encore.

Le développement des innovations témoigne de la transformation de l’économie chinoise, du « Made in China » au « Conçu en Chine ». Les industries requérant des technologies et des savoirs brevetés tendent à grandir au détriment de celles gourmandes en main-d’œuvre.

Un glissement qui prend cependant du temps. Sur les 9,45 millions de brevets actuellement en vigueur dans le monde, la Chine reste derrière les États-Unis (26 % du total) et le Japon (19 %).

Certains des brevets posent aussi des problèmes. La semaine dernière, le chinois Xiaomi, qui commercialise des téléphones portables, a été accusé par Ericsson d’avoir violé huit de ses brevets. La plainte, portée devant la Haute cour de Delhi (Inde), a donné raison à l’entreprise suédoise. Xiaomi est désormais interdite de vendre ses produits en Inde.

Alexis Hontang 17/12/14 La Croix

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:53

Après les grands groupes, des PME aux technologies pointues se positionnent. Une tendance appuyée par les autorités françaises.
Energie éolienne, domotique, réseaux de chaleur, désalinisation, logiciels de modélisation de la pollution… Et si le virage écologique de la Chine était la chance du made in France ? Alors que les autorités chinoises se disent déterminées à enclencher une révolution verte, de nombreux groupes français espèrent profiter de cette opportunité pour y placer leurs savoir-faire. Derrière les géants hexagonaux Veolia et GDF Suez, des sociétés de taille modeste se positionnent. « Dans le développement durable, nous travaillions souvent avec des Allemands, mais de plus en plus, nous voyons arriver des Français et nous réorientons nos coopérations vers eux », explique Nicolas Papier, qui gère les activités en Chine du cabinet Architecture Studio. Il perçoit une évolution chez ses interlocuteurs chinois : « Peu à peu, ils sont en train de découvrir que la France, ce n’est pas que le romantisme. »

Savoir-faire et lutte contre la pollution
La France, c’est, notamment, une expertise dans le bâtiment et l’architecture. Nicolas Papier constate qu’il y a un marché « gigantesque » pour la rénovation des bâtiments, souvent bâtis à la va-vite. « On nous a récemment appelés pour rénover une tour construite il y a dix ans », note-t-il. Même tonalité chez Terao, une agence d’ingénierie dont le responsable des opérations chinoises, Valentin Grimaud, se réjouit de voir la certification écologique des bâtiments se répandre rapidement. Dans les projets de construction, sa société apporte « une réflexion intégrée de tous les corps de métier », dans un pays peu habitué à ce genre de démarche.
L’offre française gravite aussi autour des technologies liées à la lutte contre la pollution. A l’image de la société Leosphere, dont les radars utilisant des faisceaux laser permettent de cartographier, en temps réel, les polluants dans le ciel d’une mégapole, ou encore de mesurer précisément les vents d’une zone aérienne afin de déterminer la pertinence de l’installation d’éoliennes. Alexandre Sauvage, cofondateur de l’entreprise, prévoit d’ouvrir un bureau chinois. « Nous allons y passer à la vitesse supérieure », résume-t-il. Le tout, pour ces petites sociétés, est d’opter pour l’humilité. Pas question de se poser en détenteur du savoir : mieux vaut « se mettre dans une logique de codéveloppement », plaide Alexandre Sauvage. La menace de la copie, en particulier, reste bien là. « Je n’ai pas trouvé le modèle miracle en Chine, mais qui l’a trouvé ? », lâche un patron déterminé à faire avec cette contrainte.

Renforcement des partenariats franco-chinois
Outre la lente maturation des mentalités, en Chine, sur l’impératif du développement durable, il y a aujourd’hui une volonté politique, côté français, de pousser les savoir-faire nationaux. Un accord entre Bercy et le ministère du Commerce chinois, datant de 2010, puis un partenariat d’Etat à Etat, en 2013, ont posé les bases de la coopération. Cette impulsion a entraîné la création de quatre projets d’« écocités » développées en partenariat entre les deux pays.
A ce stade, une seule semble commencer à avancer, à Wuhan, grâce au soutien politique qui y a été associé. Bénéficiant d’un financement de l’Agence française de développement (AFD), un schéma d’intention urbain va être proposé par une équipe française, ce qui devrait permettre à de nombreuses sociétés hexagonales de participer au projet. Chez Ubifrance, on tente de fédérer les énergies autour de cette dynamique. Philippe Marrec, chargé notamment des transports et de l’industrie, explique que le but est d’emmener « le plus de PME innovantes possible » et notamment de leur « faire rencontrer des grands groupes français en Chine » tout en « assurant une relation suivie avec les grands comptes chinois ». Car c’est bien l’affichage collectif qui permet d’emporter l’adhésion de la partie chinoise. « Lorsqu’on se réunit en petits groupes et qu’on propose une offre intelligente, ciblée pour un projet précis, cela a énormément de sens, assure Alexandre Sauvage.

Les Echos, 11/12/14, 10:20
Gabriel Gressillon, correspondant à Pék
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